Archive pour la Catégorie 'International'

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Congratulations, Mister President !

Il faut le reconnaitre, Obama a du courage et de la constance : il aura réussi à faire passer sa réforme sur la couverture santé.
Des millions d’Américains vont ainsi pouvoir avoir accès à des soins médicaux qui leur étaient jusqu’alors inaccessibles. Les Etats-unis marchent dans le bon sens, nous à reculons…
Et puis un leader politique qui tient ses engagements, droit face à l’adversité, ce n’est pas si courant. Si les dirigfeants de la gauche française pouvait en tire leçon.

 

La Grèce, victime des hedge funds

Après m’être énervée devant le commentaire d’un journaliste bien pensant et donneur de leçons, comme il en est beaucoup, et qui assennait avec mépris : « Les Grecs brulent le drapeau européen, c’est pourtant l’Europe qui va les sauver.« , je pense qu’il n’est pas inutile de relayer ci-dessous un bon article de Marianne2 sur la « crise » grecque.
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Qu’est-ce qui se cache derrière la crise grecque et la spéculation contre l’Euro ? Pour Bernard Maris, les hedge funds sont à la manoeuvre. Et ce, en toute impunité. Pour l’instant.

Lisa Brewster – Flickr – CC
Derrière la crise spéculative contre la zone euro, les « hedge funds » sont à la manœuvre. Cette fois, essayons de nous intéresser à l’attaque plutôt qu’à la défense, la défense étant la Grèce et la zone euro.

Qui attaque ? J’avoue que j’ai été très choqué par la remarque d’un grand quotidien économique et financier dont je tairai le nom, pour ne pas lui faire mauvais écho, et qui disait : « C’est l’internationale des épargnants qui attaque ! » l’Internationale des braves gens, des petits épargnants, des retraités qui ont placé leurs sous dans des fonds de pension, et qui ont bien envie de voir ces sous fructifier.

Il y aurait une internationale des épargnants, comme une internationale des ouvriers, des petits porteurs, ou des consommateurs, pourquoi pas… Et donc les gentils, ce serait ces gens de l’internationale des promeneurs du chien et du petit-fils le dimanche, et les méchants les Grecs refusant de se serrer la ceinture

Il n’y a pas d’internationale des épargnants
Mais il n’y a pas d’internationale des épargnants. Oui, il y a bien de l’épargne des retraites placée, mais il y a aussi des liquidités des fonds souverains, ce n’est pas rien, c’est même énorme, et il y a aussi de la très grosse épargne qui se ballade ici ou là en quête de placements juteux.

Et puis l’épargne des promeneurs du dimanche n’est même gérée directement par les fonds de pension. Ils délèguent cette gestion à des gestionnaires de fonds, précisément, beaucoup plus agressifs ; et la grosse épargne elle, est gérée par les hedge funds…

Des hedge funds qui attaquent ferme. Leur vocation c’est de chercher l’entreprise sous évaluée, ou la dette sur évaluée. Par exemple la dette de la Grèce, qu’ils estimaient valoir beaucoup moins cher à cause des taux d’intérêt et sur laquelle ils ont foncé.

Les hedge funds travaillent sur capitaux propres, c’est-à-dire avec l’épargne des riches. Ils travaillent aussi sur effet de levier, c’est-à dire empruntent des sommes aux banques, pour faire levier, pour spéculer à partir de l’argent d’autrui afin de faire apparaître un gros profit sur leurs fonds propres. Ils s’arrangent pour faire disparaître les profits, à cause, précisément du coût de leurs emprunts !

Ils ne paient quasiment pas d’impôts

Dette grecque : Goldman Sachs, revoilà les banksters! Et si le Franc était le remède à la crise ? Dossier : Les compléments de Marianne S’ils sont malins, ils ne paient quasiment pas d’impôts. En plus ils sont généralement domiciliés dans des paradis fiscaux. Comme on les a rendus responsables en partie de la crise de 2008, on essaie de couper leurs liens avec les banques, pour éviter le fameux levier, pour éviter qu’ils puissent emprunter pour acheter de la dette publique, par exemple. Comme veut le faire Obama.

En France, le sénateur Philippe Marini, qui n’est pas vraiment un communiste, voudrait les taxer autant que les traders, car il estime qu’ils sont encore plus dangereux.

Ils pèsent lourd. Ils sont 9000, ils pèsent 1600 milliards de dollars, sont réactifs, rapides, et purement spéculatifs. Il faut une vraie volonté politique, pour les casser fiscalement. Encore une fois derrière la crise Grecque, il y a l’existence politique de l’Europe et la fin des paradis fiscaux.

A lire sur le sujet : Michel Aglietta et alii, Les Hedge funds, Perrin.

A quand une VRAIE gauche pour le Chili ?

Sebastian Piñera, le candidat de la droite,  a gagné au Chili.

Je ne peux pas dire que ça me réjouit mais enfin, est-ce vraiment une vraie gauche qui vient de perdre les élections au Chili ? Ou n’est-ce pas plus tôt un remake de ce que nous avons vécu en France… et qui s’est fait largement étalé par la droite ? D’ailleurs le PS chilien n’avait pas de candidat et soutenait M. Frei, le démo-chrétien…. Ca ne vous rappelle rien ?

A force de faire une politique qui satisfait plus le FMI que les salariés, on perd la confiance de ces derniers ! Belle découverte ! On ne peut que souhaiter que la gauche chilienne en tire plus rapidement leçon que la gauche française.

Ce qui m’enrage, c’est que cette gauche chilienne néo-libérale a toutes les faveurs de la gauche bien-pensante française, en particulier à travers sa presse (voir Libération). Laquelle tape à tour de bras sur les véritables représentants du peuple que sont les gauches vénézuélienne ou bolivienne ! Mais, elles, quand elles se présentent aux suffrages des électeurs, elles gagnent. Et ça l’air de beaucoup embêter Libé que les observateurs internationaux attestent de la régularité des scrutins…

Bravo M. Obama, bravo Mme Clinton et merci (posthume) au sénateur Ted KENNEDY

Aux Etats-Unis, la Chambre des Représentants vient d’adopter la réforme du système de santé… même si une morale religieuse preignante a imposé une limitation en ce qui concerne l’avortement.

Ce système d’assurance maladie géré par le gouvernement, porté médiatiquement par Hillary Clinton,  repris par Barak Obama doit beaucoup – ne l’oublions pas- au Sénateur Kennedy. Il est tellement rare de voir un politicien vraiment de gauche aux Etats-Unis qu’il faut le rappeler  et le souligner !

Il reste qu’une autre bataille devra être menée devant le sénat étatsunien avant que les travailleurs de ce pays puissent avoir accès à une protection santé.

Quelle révolution ce sera !  Aujourd’hui 36 millions d’Américains n’ont accès à aucune couverture santé. Cette assurance gérée par l’Etat sera en concurrence avec les sociétés privées d’assurance : on comprend qu’elles se soient fortement mobilisées contre ! La réforme prévoit à la fois une aide pour les familles qui ne peuvent cotiser et une forte pénalisation pour les employeurs qui ne fourniraient pas une couverture sociale à leurs salariés.

 

A propos de l’Iran…

Je publie ci-dessous l’article de mon ami Charles BARBARA qui paraitra dans le numéro de juin 2009 du bulletin de « Résistance sociale » car il correspond complètement à mon analyse sur cette question.

IRAN : Lequel des deux candidats aux élections présidentielles est le plus légitime ? 

1. Mahmoud Ahmadinejad, président ultra conservateur sortant, 

2. Mir Hossein Moussavi, ancien premier ministre responsable en 1988 d’un massacre sur 5 mois de  7 à 30 000 prisonniers politiques communistes et moudjahidines du peuple ? 

Voici le terrain propice à tous les Kouchner et Henri Lévy du monde. Lançons l’opprobre sur l’un. Oublions le passé de l’autre. Dénigrons l’histoire comme au bon vieux temps de la guerre de Bosnie-Herzégovine, du Kosovo et de la première guerre du Golfe !  Pour un partisan de la République sociale, c’est blanc bonnet et bonnet blanc. Les deux sont islamistes. Les deux souhaitent une société théocratique et disposer d’un pouvoir dictatorial. 

Notons deux autres candidats « importants » : - M. Kadkhodaï : Le même en pire. Ancien chef des Gardiens de la Révolution (armée idéologique du régime) de 81 à 87.  - Mehdi Karoubi : le même en mieux. Souhaite «l’instauration des libertés individuelles et collectives» dans le cadre autorisé par «l’islam, la constitution de la République islamique et les valeurs décrites par l’Imam».  Rien de folichon, mais assez pour ne pas avoir été sélectionné par le régime aux avant-dernières présidentielles par les ayatollahs (31ème pour 30 places) ! 

A ce sujet une polémique  nous touche de près car elle concerne deux compagnons de route de Résistance Sociale. L’un est Thierry DERONNE, qui s’occupe d’une TV populaire au Vénézuéla et nous informe dans les pages internationales de ce journal de la situation en  Amérique Latine,  l’autre Jean-Luc MELANCHON compagnon de route d’un certains nombre des lecteurs de ce journal et figure fort intéressante de la Gauche républicaine française.

Le premier approuve la position de Chavez reconnaissant l’élection du Président Ahmadinejad. Pour ma part, j’attendrai d’être chef d’Etat, quasiment ennemi public n°1 de la première puissance mondiale dans un monde globalisé par un système que je réfute, avant de donner des leçons de doctrines stratégiques au Président Chavez. Sous De Gaulle, n’affirmait-on pas que : « La France reconnaît les Etats, non les gouvernements ». 

Mais les partisans de la République sociale que nous sommes, ont toujours crû à l’universalisme de la laïcité. Celle-ci est essentielle pour l’émancipation des peuples comme des travailleurs.  Nous n’acceptons donc pas les régimes théocratiques. Il est tout aussi malvenu que d’autres se servent de l’occasion pour faire de Chavez un membre d’une fraternelle de dictateurs.  La République bolivarienne travaille, au Vénézuéla, à une plus juste répartition des richesses : c’est elle qui mène une attaque frontale avec le capitalisme.   Et Chavez le fait sans museler son opposition et en donnant la parole à son peuple. C’est d’ailleurs toute la difficulté des révolutions d’être compatibles avec une expression pluraliste et démocratique. C’est ce qui force notre respect et notre admiration pour le Président vénézuélien. Car nous le répétons : la liberté d’expression, de pensée, de se réunir,… sont nécessaires à l’émancipation des salariés. 

Au contraire, les élections en Iran ne sont que le plébiscite d’un système anti-démocratique. C’est un mollah, choisi par ses pairs, qui interdit les manifestations et envoie des forces de l’ordre tirer et frapper : à quoi servent donc les polémiques sur « qui sera Président » ?   Résistance Sociale apporte son soutien aux démocrates d’Iran qui luttent pour faire basculer le système théocratique dont le peuple est victime. Victime par l’application de la charia. Victime d’une vision rétrograde de la femme. Victime d’un pouvoir absolu empêchant toute expression politique ou syndicale.  Qu’attendre d’un pouvoir et d’un système qui  fait réprimer les manifestations du 1er mai, licencie ou emprisonne les syndicalistes comme Mansour Osanloo ou Ali Nejati, interdit les syndicats indépendants iraniens ?  Qu’attendre de ce système dont la justice accuse de « propagande contre l’Etat » des syndicalistes qui réclament des arriérés de salaires ? Où est l’intérêt des femmes ? Des salariés ? Des Iraniens ?

Le débat a-t-il eu lieu ?  Non ! Ses élections sont donc illégitimes. Les résultats sont illégitimes. Les candidats sont illégitimes. Le Régime est illégitime ! Ce qui compte c’est donc la destruction de ce régime non le choix du nom du pantin. 

Mais L’histoire s’écrit. Le monde évolue. 

Aujourd’hui la contestation semble pouvoir ébranler le régime. Mir Hossein Moussavi se trouve porté par la vague de contestation. Nous ne pouvons qu’espérer que cette vague le submerge et le conduise à participer à la destruction du régime qui l’a créé. Espérons que, pour une fois, la « révolution » iranienne ne sera pas détournée au profit d’une nouvelle caste. Si l’histoire transforme le pantin d’un régime en pantin d’une Révolution, qu’il en soit ainsi… 

Oui nous soutenons, aujourd’hui, la révolution bolivarienne du Vénézuela comme nous souhaitons, demain, pouvoir soutenir la révolution anti-théocratique d’Iran

Vive Chavez ! A bas la théocratie iranienne !

Défaite des Islamistes, victoire pour les femmes… au Koweit !

Ca ne se passe pas ici mais au Koweit où les femmes n’ont le droit de vote que depuis 2005.

Les élections législatives viennent de permettre à 4 femmes de devenir députées. Et les Islamistes ont perdu 50% de leur représentation, passant de 21 à 11 sièges.

Ca ne se passe pas ici, mais ça me fait plaisir.

Ca me rappelle quand même ce documentaire passé il y a quelques jours sur Canal+. On y rappelait que les femmes, en France, étaient généralement et largement plus diplômées que les hommes… mais qu’en moyenne et à compétence égale, elles gagnaient 25% de moins. Qu’elles sont assez généralement absentes des postes de direction dans les entreprises (moins dans les administrations : merci la méritocratie et le système des concours… que les libéraux veulent supprimer !). La société française n’a guère changé. Bien sûr, en théorie, égalité et parité sont les 2 mamelles de la libération féminine. En réalité, les femmes assument toujours la double peine : travail et famille. Mais le nombre de places en crèche occupe moins les conversations journalistiques que la dernière tenue de Rachida Dati…

Vive le Koweit !

A propos d’un autre « sommet des Amériques… »

Permettez-moi de relayer ci-dessous la tribune de Bernard CASSEN, journaliste, Président de Mémoires des luttes, publiée sur http://www.marianne2.fr/

Une autre conception de l’internationalisme que vous pouvez également découvrir sur :  http://www.alternativabolivariana.org !

Sept pays latinos s’allient contre la crise et le dollar Les pays membres de l’Alba, une organisation Sud-américaine créée sous l’impulsion de Chavez, a proposé lors de son sommet des alternatives concrètes contre la crise. Voilà qui tranche avec les conclusions vaporeuses du G20.

 Entre le Sommet du G 20 et celui des sept membres de l’ALBA (1) – l’Alternative bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (2) -, l’échelle n’est évidemment pas la même, loin s’en faut. On ne peut cependant pas s’empêcher de comparer les résultats de ces deux rencontres tenues à quinze jours d’intervalle : l’une, le 2 avril, à Londres ; l’autre à Cumana, les 16 et 17 avril, dans l’Etat vénézuélien de Sucre, à la veille du Sommet des Amériques de Trinité-et-Tobago. Ce qui saute aux yeux, c’est le caractère totalement contradictoire de leurs conclusions.

Un modèle alternatif  A l’ombre de la City, il s’est agi de sauver un modèle capitaliste néolibéral en perdition, sans pour autant renoncer à ses dogmes fondamentaux – ceux-là mêmes qui sont à la source de la crise systémique actuelle –, et qui ont nom liberté de circulation des capitaux et libre-échange. Des dogmes qui, il faut le rappeler au passage, ont le statut de  » libertés fondamentales  » de l’Union européenne, comme le ressasse le traité de Lisbonne. Au-delà d’une série de déclarations d’intention visant timidement à re-réglementer la finance en folie et certains de ses  » trous noirs  » – les paradis fiscaux -, la principale mesure concrète a été de renforcer les capacités d’intervention du FMI en triplant les fonds mis sa disposition, mais sans changer ses  » conditionnalités « . Son directeur général, le  » socialiste  » Dominique Strauss-Kahn – en qui son ami Nicolas Sarkozy voit l’un de ses premier-ministrables potentiels –, est chargé de cette opération de sauvetage.

A Cumana, la tonalité des interventions et de la Déclaration finale du 5ème sommet extraordinaire de l’Alba-TCP a été tout autre. Pour rester dans le domaine économique (3), le G 20 a été catégoriquement récusé comme instance représentative de la planète, et une autre enceinte est proposée à sa place : tout simplement l’ONU. Les dirigeants des Etats membres de l’ALBA répondent ainsi positivement à l’invitation du Père Miguel d’Escoto, président (nicaraguayen) en exercice de l’Assemblée générale des Nations unies, de participer à la Conférence des Nations unies sur la crise financière mondiale et ses effets sur le développement, qui aura lieu à New-York du 1er au 3 juin 2009. C’est seulement à l’ONU, et pas au G 8 ou au G 20, que doivent se prendre les décisions affectant ses 192 membres. Sont également récusées les politiques et même l’existence du FMI, de la Banque mondiale et de l’OMC. Surtout, une décision majeure a été prise : mettre en place avant la fin de l’année 2009, les structures du Système unique de compensation régional (SUCRE) (4), dont les grandes lignes avaient été adoptées lors du Sommet précédent de l’ALBA en novembre 2008 (Le Sucre contre le FMI ). Avec la présence, comme invité, de Fernando Lugo, président du Paraguay, les sept Etats membres de l’ALBA, ainsi que l’Equateur, ont signé un accord-cadre pour la création des quatre structures du SUCRE : un Conseil monétaire régional ; une unité de compte commune qui fonctionnera comme une monnaie virtuelle, avec la perspective de se transformer en monnaie physique ; une Chambre centrale de compensation et un Fonds de réserve et de convergence commerciale.
Une monnaie unique pour entretenir solidarité et complémentarité
Cette entreprise d’intégration monétaire n’a pas de précédent dans le monde, mise à part – certes dans un esprit très différent -, la création de l’ECU, puis de l’euro en Europe (5). Elle vise, grâce à un Fonds de réserve bien doté, à prémunir les huit Etats participants contre les risques de crise financière déstabilisatrice, dans une démarche de solidarité régionale, et elle les transforme en  » territoires libres du FMI « . Elle doit également permettre, par la solidarité et la complémentarité, et non pas par la concurrence, un fort développement des échanges intra-zone, affranchis de la dictature du dollar. Enfin, elle reste ouverte à tous les autres Etats de ce que le président Chavez appelle SurAmérica, c’est-à-dire l’Amérique latine et les Caraïbes.
Il faut aussi signaler que la Banque de l’ALBA (entité distincte du SUCRE) a débloqué des crédits, entre autres, pour des projets d’alphabétisation et de développement agricole à Haïti (avec dans ce pays un volet alphabétisation), ainsi qu’au Honduras, au Surinam, en Guyana, en Jamaïque, à Saint-Vincent et les Grenadines, au Nicaragua et à Belize. On notera que cinq de ces pays ne sont pas, ou pas encore, membres de l’ALBA.
ALBA et SUCRE, voilà deux structures régionales, mais à portée internationale emblématique, qui devraient être au cœur de toutes les discussions sur les alternatives concrètes au néolibéralisme. Il faut certes dénoncer le G 20, le FMI, etc. Mais c’est finalement leur laisser le champ libre que de ne pas étudier, faire connaître et appuyer les initiatives innovantes de gouvernements de petits pays qui, les mains dans le cambouis, s’efforcent de pratiquer des ruptures autres que rhétoriques.

(1) Le Sommet de Cumana a entériné l’adhésion d’un nouveau membre de l’ALBA : Saint-Vincent et les Grenadines, Etat anglophone (120 000 habitants) des Petites Antilles. Les six autres membres sont la Bolivie, Cuba, la Dominique, le Honduras, le Nicaragua et le Venezuela.

(2) L’appellation officielle est ALBA/TCP, ces trois dernières initiales renvoyant à  » traité de commerce entre les peuples « .

(3) La déclaration finale du Sommet de l’ALBA fait une très large place à la solidarité avec Cuba et, à la veille du Sommet des Amériques, exige la fin immédiate et unilatérale du blocus américain. Par ailleurs, elle annonce, financements à l’appui, la création d’un fonds culturel, d’une entreprise  » grand-nationale  » de l’énergie, d’une brigade internationale pour l’aide humanitaire d’urgence, etc.

(4) Cumana n’avait pas été choisie au hasard pour accueillir le Sommet : c’est dans cette ville que naquit Antonio José de Sucre,  » grand maréchal d’Ayacucho  » et frère d’armes de Simon Bolivar.

(5) Bien que les modalités de calcul du montant de chaque monnaie nationale composant le  » panier  » que sera le SUCRE comme monnaie virtuelle, puis éventuellement comme monnaie unique, soient en cours de définition, nul n’imagine que cette décision soit confiée à une autorité  » indépendante  » des gouvernements. Et cette monnaie sera mise au service d’un projet politique et social de solidarité régionale. C’est-à-dire le contraire des missions et des règles de fonctionnement de la Banque centrale européenne.

Vénézuéla, dimanche 15 février : el presidente Chavez gagne le référendum populaire !

Vous voulez en savoir plus ?

Un président qui consulte son peuple, ça ne plait pas trop aux pseudos élites en France, alors ne lisez pas Libération mais consultez : http://vive-be.org/

Obama :attendre un peu avant la canonisation…

Mardi 20 janvier : cérémonie d’investiture du 44ème président des Etats-Unis et nouvelle Obamania.
Pour ma part, j’ai eu l’occasion (cf ante) de dire ma satisfaction de l’élection de Barak Obama face à Joe McCain. Maintenant je ne sombrerai pas dans cette hystérie collective qui semble s’emparer de beaucoup. On peut espérer, pour les salariés américains, qu’Obama mettra sur pied un plan de relance, luttera contre le chômage et les inégalités lorsqu’elles sont trop criantes. On peut même penser qu’il ré-animera le « Welfare » mis à mal par les 2 mandats précédents. Peut-être essaiera-t-il de sortir son pays du bourbier irakien (il était contre la guerre, souvenons-nous en).
Mais,
-d’abord Obama n’est pas de gauche, au sens où nous l’entendons en France. Il croit juste qu’il faut quelquefois se servir de l’Etat pour réguler le marché (je concède que pour certains, au PS ou ailleurs, c’est carrément révolutionnaire).
-ensuite Obama est américain et il défendra les intérêts américains ; je ne le lui reprocherai pas d’ailleurs… mais il n’est pas sûr que ce soit les mêmes que ceux de la France ou des pays et des peuples du Tiers monde…
Alors, un peu de mesure et wait and see !

L’espoir vient-il d’Amérique latine ?

Vous trouverez ci-dessous un article traduit et envoyé par Thierry Deronne
Vicepresidencia de Formación Integral
Televisión Publica VIVE , Biblioteca Nacional, Piso 4 Avenida Panteón , Caracas , República Bolivariana de Venezuela 
Blog http://www.vive-fr.org/blog/      http://www.vive-be.org/ (francais)

Oliver Stone tourne un documentaire sur Hugo Chavez.

Caracas 18 janvier 2009 – Sources : EFE/AP

Le cinéaste américain Oliver Stone voit en Hugo Chávez un champion vigoureux, fidèle á ses principes, des changements en Amérique latine, et espère que son nouveau documentaire, qui sortira prochainement sur les écrans, saura capter l’esprit de sa campagne pour faire reculer l’influence des États-Unis. Après avoir passé deux semaines de tournage au Vénézuéla et dans d’autres pays de l’Amérique du Sud, le cinéaste américain dit qu’il a du matériel suffisant non seulement pour un mais « pour deux documentaires ».

« Le film traite du souffle des changements en Amérique du Sud », a dit Stone à Associated Press dans une entrevue jeudi soir. « Je veux saisir l’esprit de cette chose vraiment immense… Quelque chose se passe ici, loin du FMI (Fonds Monétaire International), et hors du contrôle nord-américain. C´est ce qui m’intéresse « .

Le mandataire vénézuélien est le protagoniste du film « mais le liste des acteurs est longue », dit Stone, qui a interviewé les alliés de Chávez en Argentine, au Paraguay, en Équateur et en Bolivie, qui ont pris part eux aussi a la « libération (de la région) des Etats-Unis ».

Âgé de 62 ans, le réalisateur a accompagné Chávez sur le lopin où se dressait la maison de sa grand-mère indigène, ainsi qu’à des meetings politiques où il est entouré d´une multitude de partisans. « C’est un homme d’une énergie enivrante », dit Stone de son protagoniste.

Dans ses entrevues, Chávez analyse les relations internationales, évoque les thèmes du le pétrole, du socialisme et le héros de l’indépendance, le libertador Simón Bolivar, inspirateur de son mouvement.

Stone décrit le président comme une personne qui a changé le monde. « C´est ce que j’aime de Chávez : un grand homme, qui pense grand ‘. « Les changements qu’il a contribuer a faire surgir, ajoute-t-il, se sont répandus partout… Bolivar est de retour ! « .

Stone, qui a remporté trois Oscar, réalisateur de « Looking for Fidel », explique que le documentaire, qui n´a pas encore de titre, sera prêt dans quelques mois. Ce film suit son « W », consacré au le président George W Bush. Il espère que le président élu Barack Obama adopte une attitude différente envers l’Amérique latine : « Il devrait se réunir avec Chávez », a-t-il indiqué.

Le cinéaste a parcouru plusieurs nations latino-américaines durant un mois pour obtenir les témoignages de divers chefs d´État sur le président Chávez. En Bolivie, il a pris part á un match de football et interviewé durant plus d´une demi-heure le président Evo Morales.

Stone a décidé de ne pas faire de déclarations à la presse en Bolivie pas plus qu´au Paraguay, où il a interviewé Fernando Lugo, président, avec qui il a discuté de la gestion gouvernementale de Hugo Chávez et de sa relation avec le reste du continent latino-américain. En Argentine, il a interviewé le couple Kirchner. « « J´ai écouté la présidente et ce qu´elle m´a dit m´a fortement impressionné », a dit Stone à la presse en quittant la résidence présidentielle des Olivos. « Je tente d´expliquer le changement qui se produit dans cette région et de l´expliquer au public d’Europe et d’Amérique du Nord », a conclu le cinéaste. Le directeur a aussi dialogué avec les présidents Raul Castro á Cuba, Rafael Correa d’Équateur et prévoit de se réunir avec le président du Brésil, Luis Ignacio Lula Da Silva.

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