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Archive pour la Catégorie 'International'
3 avril 2025 Un article de Philippe Hervé
paru le 30 mars 2025 sur le site du réseau de LA GAUCHE RÉPUBLICAINE, LAÏQUE, ÉCOLOGIQUE ET SOCIALE
L’immense solitude d’un peuple
Ils avancent en cortège au milieu des gravats des immeubles démolis. La procession progresse lentement dans un chaos de ruines. Mille voix crient leur colère contre la guerre, les destructions et le pouvoir qui les opprime, en premier lieu le Hamas. Nous sommes à Beit Lahia, au nord de Gaza. La ville a été littéralement aplatie par l’artillerie israélienne. L’image est saisissante, elle provoque l’empathie. 18 mois de guerre n’empêchent pas le peuple de Gaza de manifester à visage découvert pour exiger la dignité dont il est privé depuis presque vingt ans déjà. La dignité d’un peuple martyrisé, mais en marche.
« Hamas terroriste ! »
Les slogans sont clairs et sans ambiguïté : « Hamas terroriste ! », « Dehors le Hamas, allez à Téhéran ! », « Libérez les otages ! ». En hurlant ces mots d’ordre, les manifestants mettent leur vie dans la balance. Lire la suite de ‘MANIFESTATIONS ANTI-HAMAS A GAZA’
par Natascha Janssen :
» Ma mère est née dans l’ex-Union soviétique, en Ukraine, où ma grande famille est un mélange de Russes et d’Ukrainiens. C’est pour cela que je me sens appelée à partager ma vision sur les développements en Ukraine. Avec mes racines russe/ukrainiennes, j’aime beaucoup les deux nations, les nations fraternelles centenaires fusionnant l’une avec l’autre. Quand vous avez demandé à ma mère d’origine ukrainienne si elle se sentait plus russe que ukrainienne, elle a répondu : « C’est une question bizarre à laquelle je n’ai pas de réponse. Il y a une différence dans notre langue, notre musique et notre danse mais nos cœurs ne font qu’un. » C’est ainsi que j’ai été élevé et passé 40 ans — les plus belles vacances de ma vie — dans l’amour et la complicité, vécus en Russie et en Ukraine, dans l’ex-Union soviétique.
C’est bien que tout le monde s’exprime maintenant contre la guerre. Personne ne soutient la guerre.
Mais pourquoi tout le monde était silencieux quand cette guerre a commencé il y a 11 ans ?
Pourquoi tout le monde n’a-t-il pas réagit sur le massacre de milliers de citoyens dans l’est de l’Ukraine ?
Pourquoi tout le monde n’a pas réagit contre l’Ukraine de ne pas suivre les accords de Minsk ?
Où étaient tous ceux qui regardaient ailleurs quand 52 personnes ont été brûlées vives à Odessa ?
Où étaient tous ceux qui pensaient que c’était bien qu’un gouvernement élu de 2014 soit renversé et qu’un grand pays européen ait été pris en charge par une bande de néonazis ?
Où étaient-ils tous quand le régime ukrainien a enlevé aux Ukrainiens russes leurs droits humains fondamentaux ?
Parler russe a été interdit, le droit aux pensions a disparu pour les ukrainiens russes et les enfants qui parlaient russe et avaient des noms russes et qui n’étaient plus les bienvenus à l’école.
Où était tout le monde quand les rassemblements aux flambeaux étaient organisés par des néo-nazis qui criaient des slogans comme « Russes au gaz » ?
Et enfin, où étaient tous ceux qui se taisaient quand de grandes parties de ce beau pays, autrefois la grange à grains de l’Europe, étaient vendues aux banques et aux investisseurs pour une pomme et un œuf, par exemple l’exploitation pour les manipulations génétiques de Monsanto et le dernier d’Europe méga bio industrie ? Ma nièce en Ukraine a vu une telle ferme usine construite devant sa maison. Les cris incessants de ces animaux serrés si proches les uns et puis ces grands silences assourdissants…
Prenez note : en Ukraine, il n’y avait qu’une seule race de bœuf à petite échelle avant que le pays n’entre en possession du bloc occidental.
L’Ukraine est transformée en vassal de l’Occident depuis 11 ans.
Une colonie. Et tout cela au détriment de l’homme, de l’animal et de la nature.
Alors pourquoi seulement maintenant la compassion du peuple est-elle canalisée dans la rage contre la guerre ?
La population ukrainienne vit en guerre depuis 11 ans.
Des centaines de milliers d’Ukrainiens ont déjà fui en Russie, y compris mes proches, comme ma nièce et sa famille.
Bien sûr, je sais que la plupart des gens n’ont aucune idée de ce côté de l’histoire parce que notre service d’information donne une image très unilatérale de la situation.
Je donne maintenant cette information de l’autre vision.
Fais ce que tu veux, mais le silence n’est plus une option pour moi.
Je ne peux qu’espérer que la paix viendra bientôt pour TOUS les ukrainiens et les russes ! “
Ainsi donc Donald Trump sera le prochain Président des Etats Unis.
Oui, D. Trump est raciste, sexiste, homophobe, pour la peine de mort et pour renvoyer « chez eux » les migrants latino-américains. Oui, avec le futur Vice-Président Pence, c’est ce qu’il y a de plus rétrograde dans la religion qui accède au pouvoir ; il se murmure même que le « créationnisme », déjà enseigné dans certaines écoles aux Etats-Unis, a de beaux jours devant lui.
Il n’empêche que je suis sérieusement agacée par tous ces « biens pensants » de la gôche libérale qui découvrent avec horreur que Hillary Clinton n’a pas convaincu ! On ne peut pas regretter le choix des Etatsuniens sans regarder la réalité en face.
H. Clinton était la candidate de l’establishment, des médias et de la finance, bien loin des souffrances du peuple qui s’est tourné -aux Etats-Unis comme ailleurs…- vers le candidat qui lui apparaissait comme le plus anti-système. Car ce n’est pas la seule grande bourgeoisie financière qui a permis au candidat républicain de se hisser à la présidence de son pays, ce sont surtout les classes moyennes inquiètes et les classes populaires blanches de la Rust Belt, même si c’est un milliardaire qui a fait fortune sur leur dos, même si son projet ne fera que plonger les classes sociales pauvres dans plus de misère encore et insécurisera les classes moyennes.
Bernie Sanders avait su, en particulier dans la jeunesse, soulever un autre espoir pendant la campagne des « primaires » démocrates. Il ne parlait pas aux financiers : il parlait clair, il parlait d’économie et de travail, il parlait de protection sociale et d’accès pour tous à l’éducation. Il proposait une véritable alternance politique. Malgré l’appel de B. Sanders, inquiet de la personnalité de D. Trump, à voter pour la candidate démocrate, beaucoup d’électeurs sont restés chez eux, précipitant ainsi la victoire d’une caricature à la présidence des Etats-Unis.
Espérons que ce n’est pas la répétition générale de mai 2017…
Dédicace à cette imbécile de Morano :
Soyons clairs : j’en ai ras le bol des donneurs de leçons, tranquillement français, et qui se permettent de juger Alexis Tsipras, le seul dirigeant européen qui a eu le courage de se retourner -2 fois !- vers son peuple. Michel Jallamion exprime, ci-dessous et dans la rubrique « Humeur » du bulletin de septembre de RESO, ce que je pense. Et il le fait avec beaucoup plus de modération que je le ferais moi-même !
GRECE : DEBATTONS SEREINEMENT
Nous avons tous connu un immense espoir à l’annonce du référendum puis à la victoire du « NON » en Grèce. Aussi grande fut notre déception lors de l’accord de restructuration de la dette grecque contre la continuation de la politique austéritaire.
Celle-ci s’est parfois muée chez des amis, des camarades, en agressivité vis-à-vis de Tsipras allant jusqu’à parler « de trahison », l’assimilant aux autres gouvernements de la zone euro, etc. Moi aussi j’ai été choqué par cet accord et j’ai espéré que j’aurai eu le courage de ne pas le signer.
Mais le problème qui s’est posé à Tsipras n’était pas en ces termes. Au-delà d’invectives, que l’on regrette tôt ou tard, il nous faut comprendre les enjeux qui se posent à la Grèce, à son peuple, à Tsipras, avant de jeter l’anathème sur le seul homme à avoir fait trembler l’Union européenne.
C’est à 61% que les Grecs ont décidé de rester un peuple libre.
Etrange, cette sorte de joie et de fierté qui a parcouru tous les pays européens. Chacun a ressenti combien nous devions, individuellement et collectivement, au peuple grec. Rien ne sera plus jamais pareil en Europe. Quel contraste avec les mines déconfites de ces journalistes méprisables au service de la finance ! Quelle réjouissance de voir les têtes de Merkel, Junker ou Sapin !
Merci Alexis Tsipras d’avoir cru en la démocratie. Merci d’avoir cru dans le peuple grec. Quelle leçon pour les dirigeants européens et français….
Ils ont commencé par traiter Syriza de « gauche radicale », manière de discréditer nos camarades grecs, de dire que c’était des gauchos pas sérieux. Hier c’était devenu de simples socio-démocrates. Déjà, pour moi, ce serait mieux qu’un gouvernement social-libéral : suivez mon regard !
Aujourd’hui, avec l’hebdomadaire « Marianne » certains s’interrogent : « Syriza est-il de gauche ? »
Il n’y a vraiment que « Marianne » pour se poser ce style de question ! Parce que Syriza a besoin du soutien d’une petite formation pour pouvoir mener son programme, les « souverainistes » se sentent pousser des ailes ! Eh bien non ! Syriza n’est pas « au-dessus de la droite, au-dessus de la gauche ». Parce que ça ne veut rien dire.
Parce qu’il lui manque 2 voix, c’est-à-dire : parce qu’il est en position de force et aussi parce qu’il a été clair sur son projet avec le peuple, Syriza fait seulement une alliance électorale lui permettant de mener sa politique.
Et sa politique c’est ce qu’on appellerait en France celle d’une République sociale. Comme disait Jaurès -en résumé- : « la République sera sociale ou ne sera pas ». Ce qui veut bien dire qu’elle est à gauche. Comme disait récemment un camarade de Résistance Sociale : « Être de gauche, c’est oeuvrer pour le peuple sans se sentir supérieur à lui« . Alors exit tous les souverainistes auto-proclamés.
Syriza est de gauche. Tout simplement.
Le peuple grec a voté. Pourriez-pas un peu respecter ce vote ?
Et que ceux qui, en France, n’ont jamais soutenu Alexis Tsipras SE TAISENT !
La Grèce montre le chemin à suivre aux autres pays d’Europe. Félicitations à nos camarades de Syriza ! Vive le peuple grec !
Demain je penserai aux représentants de la bien-pensance (n’est-ce pas M. Moscivici ?) qui sont allés soutenir, en Grèce, la finance internationale. Aujourd’hui je suis simplement heureuse !
Et j’espère qu’on va s’atteler à faire la même chose en France. Nous, on a déjà la majorité pour le faire à l’Assemblée Nationale : qu’elle se retrouve !
Et pour commencer pas de loi Macron !






