Ras l’bol des mensonges sur la désignation du président de la Commission des finances à l’AN ! !

Il y a, bien sur,ceux qui ne savent pas. Mais il y a surtout ceux, nombreux, qui vont semblant de ne pas savoir !
L’élection du président de la commission permanente des finances est régi par l’article 39 alinéa 3 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, qui dispose que « Ne peut être élu à la présidence de la Commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire qu’un député appartenant à un groupe s’étant déclaré d’opposition ».
Le scrutin se tient donc avec des candidats membres de groupes de l’opposition, auquel participent seulement les députés de l’opposition, cette fois-ci en majorité.
Il suffit donc d’un candidat commun.
Et si un citoyen lambda peut ne pas connaitre ce règlement, ce n’est pas le cas d’un ancien député.
Il y a donc mensonge conscient. Et arrières-pensées.
Ce mensonge n’est pas destiné aux partenaires de la NUPES qui sont au même niveau de connaissance et, donc, ne « marchent » pas. Il est destiné à tromper les citoyens, y compris ceux qui le soutiennent. C’est du mépris et c’est peu honorable de se conduire ainsi.
Puissent ses adulateurs s’en rendre compte…

A propos de la police

Je ne dirai jamais : « la police tue ».

Cet amalgame est insupportable. La police, ce sont, pour la grande majorité, des fonctionnaires au service de la République. avec des missions de protection et de maintien de l’ordre. La plupart de ses agents est issue des classes populaires et moyennes de la population… et vit parmi ces populations, ce qui n’est guère le cas de ses détracteurs systématiques.

Ils sont trop souvent l’objet de vindictes, même d’agressions de la part de délinquants présentés comme la « jeunesse des banlieues », alors qu’ils n’en sont que la caricature. Je pense à ma petite voisine, brigadier de police, dont les parents sont d’origine africaine et qui n’ose pas rentrer chez elle en uniforme…

Ces policiers méritent notre respect et notre soutien. Et ce serait l’honneur de la gauche de ne pas les laisser tomber dans les mains de la droite et de l’extrême-droite. Merci à Fabien Roussel qui courageusement, car ce n’est pas facile de tenir ces paroles, dit des vérités que certains ne veulent pas entendre.

Quand j’écris cela, je n’oublie en rien les « bavures », intentionnelles ou pas. Elles devraient faire sans exception l’objet d’une enquête interne et /ou judiciaire et, éventuellement, d’une condamnation ferme de la part du ministre de l’intérieur. Surement pas d’excuse ou de justification systématiques.

Il faudrait pour cela des ministres et de préfets républicains, honnêtes et responsables. Or nous avons des personnages pour lesquels la police ne sert qu’à des missions de répressions brutales.

On pense, bien sur, aux manifestations de « Gilets jaunes », lesquels n’étaient pas des irresponsables violents mais des gens de ce peuple méprisé, rejeté, ignoré depuis des années et qui se révolte. On pense à ces manifestations où les BAC ont été envoyées faire un boulot qui n’était pas de leur compétence à la place des forces de maintien de l’ordre (gendarmes mobiles ou CRS qui savent faire, on n’est plus en mai 68 !). Résultat (et ce n’était pas innocent) : les GJ ont été matraqués, blessés, éborgnés et tués. On pense également aux grandes manifestations contre la réforme des retraites où, après avoir laissé passer -la police attend encore les ordres de Lallement pour bouger- les black-blocs, on prend prétexte des casseurs pour réprimer les manifestants pacifiques. Qui n’a pas du se replier sous les boulons de jeunes bourgeois en mal de jeux violents, aura du mal à comprendre.

Ce serait à l’honneur de la police que d’être exigeant avec nos policiers. Ils font un métier difficile. Ils ne sont pas assez nombreux. Ils ne sont pas assez formés. Ils ont des conditions de travail inacceptables. De fait, ils sont abandonnés par la plupart des politiques qui se servent d’eux d’une manière ou d’une autre -et ce n’est pas plus honorable. Et cependant l’exigence est nécessaire à condition qu’elle soit ciblée et non génératrice d’amalgames.

Les forces de maintien de l’ordre sont nécessaires, les forces d’investigation doivent être consolidées (la sécurité n’est pas assurée quand fort peu d’enquêtes aboutissent). Mais avant tout, avant tout, la police de proximité doit être rétablie, plus nombreuse, considérée et, pour cela, convenablement payée. C’est elle la base de notre police nationale et républicaine. C’est à elle que se réfèrent les habitants de nos quartiers populaires ; elle fait partie d’eux et doit retrouver leur confiance. C’est cette police qu’on doit mettre à l’honneur, renforcer et soutenir. Le reste est paroles.

Mon édito dans le bulletin RESO de juin

L’inflation -dont la maitrise a été pendant longtemps l’alpha et l’oméga des libéraux – est repartie à la hausse, elle pourrait atteindre 10 % d’ici la fin de l’année. Depuis le début de l’année déjà, les prix à la consommation ont augmenté de plus de 5 %. Les prix des produits de première nécessité, celui de l’énergie, celui des transports, … flambent. Le cas de l’énergie est particulièrement évocateur : L’envol des prix internationaux du pétrole se traduit par celui des profits pour Total-Energies. Le gouvernement fanfaronne d’avoir obtenu de Total-Energies une mini-ristourne de 10 centimes à la pompe, soit une perte de 100 millions d’€ pour le groupe pétrolier et gazier qui a engrangé 5 milliards d’euros de bénéfices sur les trois premiers mois de l’année, après une année record à 16 milliards en 2021 ; la moitié de son profit a été distribuée aux actionnaires. En attendant, les Français payent au prix fort la hausse du cours du pétrole. De leur côté, Engie et les autres opérateurs sont censés répercuter leurs propres bénéfices financiers vers les consommateurs pour faire baisser leur facture. En fait, elle a augmenté de 7 %… : le surcoût de l’énergie pour les familles fait le surprofit des grandes compagnies (privées !) de l’énergie.

Evidemment, ce sont les plus défavorisés qui en pâtissent le plus : il n’est plus question de « superflu », on rogne sur les soins, l’alimentation, le chauffage…  Mais l’ensemble de la population est touché d’autant que les salaires stagnent ou régressent depuis une dizaine d’années, idem pour les pensions de retraites, pour ceux qui vivent des diverses aides sociales ; dans le public, nombreuses sont les rémunérations inférieures au Smic. Dans notre dernier bulletin (de mai), le Place au débat exposait la nécessité de revenir à l’échelle mobile des salaires ; c’est en effet plus que d’actualité : c’est une exigence sociale !

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Mon édito dans Réso de mai

Nous avons donc une Première ministre. Madame Borne n’est pas une inconnue : elle a déjà un sacré pedigree d’ultra-libérale qui fait semblant d’écouter mais n’entend rien d’autre que la politique macronienne. Quel CV ! Présidente de la RATP de 2015 à 2017, elle a rejoint le mouvement de Macron (LREM) dès la campagne présidentielle ; elle sera ministre des Transports en mai puis ministre de la Transition écologique et solidaire en juillet 2019, enfin elle est nommée l’année suivante ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion. Et partout, elle a laissé le souvenir d’une technocrate réactionnaire intransigeante au service de la Finance.

C’est elle qui a démantelé le service public ferroviaire, c’est la responsable de la privatisation et de la mise en concurrence de la SNCF et de la RATP ; c’est elle qui a mené la réforme de l’assurance chômage au détriment de plus d’un million d’allocataires, spoliant les chômeurs ; c’est elle qui a fermé Fessenheim et a été condamnée pour inaction climatique ; c’est elle qui a toujours refusé l’augmentation des salaires, même pour le Smic. Et le gouvernement qu’elle vient de nous présenter est digne de la politique qu’elle a menée et qu’elle mènera.

Le proche avenir s’ouvre sur un paysage où François Villeroy de Glahau, le Gouverneur de la Banque de France, l’un des salariés les mieux payés du pays (au fait à quoi sert-il avec ses 30 000€ mensuels puisque tout se décide à Francfort ?), estime que « tout le monde serait perdant » en cas d’augmentation des salaires ; un paysage où la Cour de cassation vient de valider le « barème Macron » qui plafonne les indemnités de licenciement abusif ou sans cause réelle et permet ainsi de virer illégalement un salarié sans lui donner aucune indemnité aux Prud’hommes.

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A propos de l’accord NUPES

Je ne comprends pas bien pourquoi cet accord électoral suscite autant d’opprobre ou autant d’enthousiasme.
C’est juste un accord électoral nécessaire à TOUS les partis ou mouvements signataires pour acquérir ou pour garder des députés. Je sais bien que ces organisations disent qu’avec cet accord la gauche va « gagner ». Chacun sait bien qu’il y a fort peu de chance pour que ce soit le cas. Mais c’est normal d’essayer de mobiliser pour obtenir le meilleur score possible, même si je pense que ça ne trompe pas grand monde -juste s’ils pouvaient éviter de comparer avec le Front populaire.
C’est seulement un accord électoral. NECESSAIRE, je le répète. La politique macroniste ultra-libérale va reprendre dès la période des législatives passée et des députés de gauche seront utiles pour relayer les luttes sociales à l’Assemblée nationale. Là sera le véritable 3ème tour. Ne le gâchons pas en polémiques stériles sur les conditions de cet accord.
Il ne s’agit pas d’unité sur un programme de gouvernement. En est la preuve le fait que chaque accord bilatéral a des engagements différents (sans être contradictoires, je le précise pour les professionnels de la mauvaise foi), respectant d’ailleurs ainsi les diversités. On ne construit pas un programme commun de gouvernement en 8 jours. Et pour ce qui concerne les Jours Heureux, pas de recul sur la Sécurité sociale d’Ambroise Croizat (je traduis : pas d’appel à sa fiscalisation), pas de renoncement à l’indépendance énergétique de la France ou à son unité et à son indivisibilité, etc… C’est bien ainsi.
J’aurais évidemment préféré plus de députés sur la ligne présidentielle que j’ai défendue : celle de Fabien Roussel ; il n’empêche que Igor Zamichiei et l’ensemble de la délégation ont effectué un travail difficile qu’il faut saluer.
Bien sûr je comprends les camarades qui ont fait la campagne des Jours heureux et qui sont extrêmement déçus et en deviennent agressifs. Je les appelle à continuer à soutenir cette ligne sur laquelle il sera temps, après juin, de, sur le métier, remettre notre ouvrage. Fabien Roussel et son équipe de campagne, le PCF et la Gauche républicaine auront besoin d’eux. Laissez votre amertume de côté ; au pire allez pêcher mais cessez de traiter de vendus les partisans de cet accord ! C’est contre-productif : il faudra la reconstruire demain, cette gauche que nous appelons de nos vœux.
Et puis, soyons honnêtes nous sommes tous capables de faire notre tri citoyen : jamais je ne voterais, si le cas se présentait dans ma circonscription, pour le communautariste qui parle « des pouilleux de Charlie Hebdo « , Taha Bouhaf, parachuté à Vénissieux, le polémiste méprisant et défenseur des mamans moustiques, Aymeric Caron qui atterrit dans le 18ème, le fraichement converti et très pro-voile ex-député LRem, Aurélien Taché. Pareil d’ailleurs pour Sandrine Rousseau parachutée dans le 13ème ou Eric Piolle si le cas se présentait. Et ce n’est pas ce que l’accord nous impose.
Vivent les Jours heureux et à après-demain !

Mon édito dans RESO d’avril 2022

Bien que les médias aux ordres aient essayé de nous faire croire au « risque fachiste », c’est bien évidemment Macron qui sort de cet épisode électoral. Pour 5 nouvelles années, nous aurons donc un président symbole et exécutant d’une politique de classe, d’une politique au service de la finance et des financiers. Notons tout de suite que sa concurrente, outre ses discriminations affichées, n’aurait pas, bien qu’elle ait essayé de le faire croire, mené une politique économique et sociale différente : ses votes au parlement européen en sont la preuve.

Rappelons quand même le bilan du sortant-entrant : destruction du système social français, du système de protection sociale, des services publics, de nos industries dont les fleurons sont vendus à l’encan, abandon de notre souveraineté nationale, soumission à la politique atlantiste, fin du corps diplomatique qui permettra de nommer les amis, abaissement de la République : malgré de grandes déclarations sur la laïcité, racolage du vote communautariste, heureux qu’il était d’échanger avec une « féministe voilée », remise en cause de l’école publique de qualité pour tous au profit de la concurrence entre les directions d’écoles, destruction de l’Etat, mépris des fonctionnaires et des agents publics au profit des copains des cabinets privés d’affaire qui, tel Mc Kinsley, préparent les réformes de casse de nos protections et services publics, préservation des plus riches (suppression de l’impôts sur la fortune), mise à l’index des plus pauvres (suppression des aides sociales), …

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Le résultat du RN au 2nd tour

Le RN fait 43%, alors les « on a gagné » de certains sont peut-être un peu déplacés -pour ne pas dire indécents, non ?

Il serait plus utile, me semble-t-il, de se demander pourquoi tant de nos compatriotes se réfugient dans ce vote de rejet et de colère. Et la réponse n’est pas si difficile à trouver quand depuis des années on a abandonné les territoires ruraux (cf la révolte des Gilets jaunes, mais également les nombreuses mobilisations, hélas la plupart du temps perdues, de défense des divers services publics), quand on a abandonné les quartiers populaires des banlieues où l’islamisme prospère, quand on a détruit méthodiquement nos industries, nos emplois, notre protection sociale, notre droit du travail, quand on a abaissé l’école…

Il y a là du pain sur la planche pour une gauche sérieuse et désireuse de renouer avec le peuple, celle qui sait qu’on est loin « d’avoir gagné ».

Merci Fabien Roussel !

J’ai voulu laisser passer le temps des insultes (cf facebook !) pour exprimer ce que je pensais aujourd’hui de la campagne, du scrutin et de l’avenir. Mais est-ce le cas ? Après tout peu importe !

Merci Fabien Roussel !

Avec ces quelques lignes je voudrais dire mon bonheur de n’avoir jamais fait une campagne en étant aussi proche du programme proposé et de l’expression du candidat.

Je remercie Fabien Roussel, pour son endurance et son courage durant la campagne, toute la richesse qu’il a apportée au débat. Sa candidature a contribué à rajouter des voix à gauche, à aller chercher de nouveaux électeurs qui ne se seraient sans doute pas déplacés pour aller voter dimanche dernier.

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Je voterai Fabien ROUSSEL

Le 10 avril, je voterai pour mes convictions :
Pour le candidat de la gauche républicaine, sociale et laïque ;
Pour le candidat du pouvoir d’achat ;
Pour le seul candidat préservant la Sécurité sociale d’Ambroise Croizat et du programme du Conseil national de la Résistance ;
Pour le candidat des « petits », des ouvriers,  des salariés du privé, des enseignants, des fonctionnaires,  des personnels soignants,  des agents publics, de tous ceux qui gagnent leur vie par leur travail ;
Pour le candidat d’une réforme fiscale restaurant et triplant l’impôt sur la fortune, luttant contre les paradis fiscaux et l’évasion fiscale, instaurant une vraie progressivité de l’impôt ;
Pour le candidat d’une France « Une et indivisible » ;
Pour le candidat de l’indépendance de la France ne baissant pas la tête devant l’union européenne libérale ;
Pour le candidat du soutien à Mila, de l’hommage à Samuel Paty et Charlie Hebdo, le candidat de la laïcité et du courage ;
Pour le candidat qui cherche à convaincre,  n’insulte personne, aime son pays et le peuple français ;
Pour le candidat qui, au-delà de cette élection,  construit l’avenir de la gauche ;
Pour le candidat des jours heureux.
JE VOTERAI FabienRoussel2022

Soutien de David Cayla à Fabien Roussel

Cette tribune est de l’économiste David Cayla qui était intervenu lors du colloque organisé conjointement par R&S, LRDG et la GRS.

Chers amis de Facebook, je ne sais pas si mon avis compte plus qu’un autre. Je n’ai pas l’âme d’un curé qui pèse les consciences et donne des leçons de vote.

Mais demain, je serai à Lille au meeting de Fabien Roussel pour lui apporter mon soutien. Je vais expliquer pourquoi.

D’abord, il me semble absolument nécessaire d’exprimer une voix de gauche, une gauche ambitieuse et anti-néolibérale, qui s’intéresse aux conditions de vie des catégories populaires et qui propose un programme ambitieux de rupture avec le système actuel.

Je défends les valeurs humanistes et républicaines; je crois que la question du réchauffement climatique nous oblige à une transformation profonde de notre économie et à une remise à plat complète de notre système de production d’énergie comme je l’ai écrit récemment:
https://www.lamarseillaise.fr/economie/nous-vivons-une-crise-energetique-durable-IP10868264

Il y a deux candidats dont les projets correspondent à mes valeurs. Jean-Luc Mélenchon et Fabien Roussel. J’ai voté Mélenchon en 2012 et 2017. Cette année je refuse de continuer à lui faire confiance. Je vais expliquer pourquoi.

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