Mon édito dans le bulletin RESO de juillet-aôut 2017

« Toute forme de mépris, si elle intervient en politique, prépare ou instaure le fascisme. » Albert Camus

Voici 2 mois donc que nous vivons sous la présidence d’Emmanuel Macron. Il ne lui a pas fallu longtemps pour faire montre de sa conception de la « gouvernance », bien éloigné de tout souci démocratique. Désignations au bureau de l’Assemblée nationale allant jusqu’à la mascarade de l’élection d’un représentant de l’opposition de droite, en fait « macron-compatible » et convocation du Congrès pour son intronisation à Versailles sont les premières manifestations de la manière dont Macron a l’intention de profiter de la majorité que le système présidentiel de la 5ème république, renforcé par ce qu’il est convenu d’appeler « l’inversion du calendrier », lui a offert. Bien naïfs d’ailleurs étaient ceux qui croyaient qu’il pouvait en être autrement !

Plus grave peut-être : le mépris affiché pour les pauvres, -en fait pour tous ceux dont l’objectif dans la vie n’est pas de devenir milliardaire comme le conseillait l’ancien ministre de l’Économie de François Hollande- pour ceux qui ne sont « rien ». Décomplexés le président et sa garde rapprochée qui marche dans ses pas ! Sarkozy et sa Rolex peuvent s’aligner : Entre le « kwassa-kwassa qui amène du Comorien », les « illettrées » de Gad, les chômeurs qui n’ont qu’à travailler pour « s’acheter un costard » et maintenant, les gens qui ne sont « rien », le président a franchi plusieurs fois la limite de l’indécence. Manifestement soit sans s’en rendre compte, soit avec une impudeur à vomir. Ou peut-être les 2. Nous sommes au cœur du mépris de classe que la droite elle-même n’osait plus manifester.

Au-delà de la manière, le fond : la marche arrière va prochainement être enclenchée. Une politique, d’un réactionnaire inimaginable il y a peu de temps, va se mettre en place à travers les pleins pouvoirs que la loi d’habilitation des ordonnances donnera au gouvernement Macron-Philippe. La pseudo-concertation organisée sur la réforme du code du travail ferait rire si ce n’était aussi grave. Quand Muriel Pénicaud, ministre du travail, ne conçoit le code du travail que comme « fait que pour embêter 95 % des entreprises », on ne peut que s’inquiéter fortement de l’avenir de celui-ci. Et Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement, entre autres interventions auprès de la presse, il demande à celle-ci de « ne pas chercher à affaiblir » la ministre du Travail…

Tant que la gauche politique, dont l’éclatement n’est sans doute pas terminé et dont la recomposition sera probablement longue, ne sera pas à même d’offrir une perspective d’alternative crédible, l’organisation de la résistance reposera essentiellement sur le mouvement social. On espère que notre peuple, très éprouvé, trouvera en lui et en ses organisations syndicales et associatives la force de combattre ce libéralisme débridé.

A Résistance sociale, fidèle à notre vocation d’origine, nous travaillerons à toutes les convergences qui pourront l’y aider.

Mon édito dans le RESO de juin 2017

La 5ème République a fait son œuvre et Macron dispose d’une forte majorité à ses ordres à l’Assemblée nationale. Le fait que moins d’un électeur sur deux se soit déplacé au 2nd tour des législatives ne fera pas varier ce dernier d’un iota dans ses intentions. Ces nouveau libéraux décomplexés et agressifs ont maintenant tous les leviers pour détricoter ce qui reste du système social français déjà bien mis à mal par plusieurs mandats présidentiels successifs. On peut craindre que Macron et ses affidés aillent plus loin encore et qu’ils nous préparent une société à l’américaine, où selon la célèbre formule de Laurence Parisot : « la vie, la santé, le travail sont précaires ; pourquoi le travail ne le serait-il pas ? »

On peut se réjouir – et, compte tenu du contexte, faisons-le – que quelques députés de gauche, des différentes formations, aient été élus. Une voix d’opposition pourra être portée à l’Assemblée nationale. D’autres, qui n’avaient pas démérité, ont été balayés avec la vague.

Le problème central est que la gauche politique est, au sortir de cette phase électorale, en miettes. Elle sera difficile à reconstruire : la violence des dernières campagnes a laissé des stigmates. Renouer un dialogue respectueux et fécond sera long.

Il nous reste l’impérieuse nécessité – et la seule solution – de toute mettre en œuvre pour créer les conditions d’un vaste mouvement social comme cela s’est produit, à plusieurs reprises, dans le mouvement ouvrier. Lire la suite de ‘Mon édito dans le RESO de juin 2017′

Transfert de la dépouille de Francesco Boix, républicain espagnol, résistant, déporté au Père Lachaise

J’ai assisté, le 16 Juin 2017, à la cérémonie d’hommage organisée par la Ville de Paris. Ci-dessous l’article de l’Humanité. Photos sur : https://www.facebook.com/marinette.bache/posts/10211825064440919

La dépouille de Francesc Boix i Campo, républicain espagnol rescapé du camp de Mauthausen, a été transféré au Père_Lachaise, le 16 juin dernier, en présence de la maire de Paris Anne Hidalgo, et de nombreuses personnalités.  Daniel SIMON, président de l’Amicale de Mauthausen, y a prononcé un discours d’hommage à ce photographe républicain espagnol.

Originaire du Poble-sec, un quartier populaire de Barcelone, Francesc Boix est issu d’une famille de Républicains catalans. Affilié dès 16 ans aux Jeunesses  Socialistes Unifiées (JSU), il collabore comme photographe avec la presse communiste, notamment l’hebdomadaire Juliol.
En 1937, il lutte sur le front d’Aragon avec les Républicains. Interné dès 1939 dans plusieurs camps français, il est fait prisonnier par les nazis dans la nuit du 20 au 21 juin 1940. Le 27 janvier 1941, il est déporté au camp de concentration de Mauthausen, en Autriche. Il est alors affecté à l’Erkennungsdienst, le laboratoire photographique du service d’identification du camp où  il joue un rôle déterminant dans la conservation des négatifs  dissimulés par des prisonniers. Ces 2 000 négatifs deviendront des preuves des crimes nazis. À ce titre, il sera appelé à témoigner au procès de Nuremberg ainsi que devant le tribunal militaire de Dachau.
Rescapé de Mauthausen en 1945, Francesc Boix a ensuite vécu à Paris, exerçant le métier de photographe de presse, notamment pour l’Humanité et la revue Regards. Il décède en 1951 des suites d’une tuberculose contractée pendant sa déportation.
Vendredi 16 juin a eux lieu le transfert de sa dépouille du cimetière de Thiais à celui du Père-Lachaise. Il s’agit d’un projet porté par l’Amicale nationale de Mauthausen, association soutenue de longue date par la Ville de Paris, mené à bien avec la famille du défunt et avec la participation de la mairie de Barcelone et de l’ambassade d’Autriche.
En hommage à ce photographe républicain espagnol épris de liberté et témoin du siècle dernier, une plaque commémorative, don de la Ville de Paris, sera également apposée sur sa sépulture.
 

Après le 1er tour des législatives

La campagne que nous avons menée, à R&S, avec les militants du Parti communiste français a été une belle campagne de terrain appuyée sur la volonté de faire progresser l’idée de la république sociale, chère à Jaurès, et de travailler ensuite à la reconstruction d’une gauche au service de tous ceux qui vivent de leur travail.

Le résultat du 1er tour des élections législatives n’aura –évidemment- !- pas dérogé à la règle de la 5ème République : avec 30% des voix, soit 15% des inscrits, Emmanuel Macron bénéficiera de 75% des élus à l’Assemblée nationale. Cette 5ème République est décidément une caricature de démocratie… mais quelle efficacité au service du président, comme voulu par de Gaulle !

Il faut, dès maintenant, nous préparer à créer les conditions de la nécessaire mobilisation contre les attaques d’un gouvernement qui sera en capacité de mener à terme sa volonté de casse du système social français hérité de la Résistance et de la Libération.

Emploi, salaires, protection sociale, code du travail, services publics, … les libéraux, au pouvoir avec le nouveau président et son 1er ministre clairement issu de la droite, vont amplifier leurs attaques au service de la finance et du patronat contre les salariés et tous ceux qui vivent de leur travail. Ils devront trouver en face d’eux une gauche, politique, syndicale et associative, qui cherche les moyens d’une mobilisation et d’une action larges et unitaires.

Tous ceux qui veulent vraiment reconstruire la gauche sur un projet démocratique et progressiste doivent être disponibles pour tous les débats et échanges sans exclusive, sans préalables et sans anathème.

Mon édito dans le bulletin RESO de mai 2017

Il n’aura pas duré bien longtemps le verni de vertu du 1er gouvernement de Macron. De Richard Ferrand à Marielle de Sarnez –en passant par un ministre de la justice qui s’immisce dans le travail des services qui dépendent de son ministère-, il a vite éclaté le verni. Et les petites affaires d’argent apparaissent déjà. Donneurs de leçons mais au dessus de ces leçons, ainsi sont-ils. Nous laisserons la surprise à ceux qui voulaient être surpris. Pour notre part, à RESO, nous n’attendions pas mieux d’un personnage qui voulait donner en exemple à la jeunesse de France de devenir milliardaire… Passons !

Au moment où j’écris, il est bien difficile de dire quel sera le résultat du 1er tour des élections législatives.

Il n’est cependant pas farfelu d’imaginer que la gauche va y connaitre un des plus terribles revers de son histoire. Elle apparaît, en effet, à ces élections complètement éclatée. La partie non-macroniste du PS a été incapable d’élaborer une stratégie commune. La gauche dite « radicale » – et qui, au vu de son programme, n’a de radical que son épithète – n’a pas su trouver une unité. Ou, plutôt, la FI en a rejeté caricaturalement toutes les tentatives, allant jusqu’à présenter systématiquement des candidats contre les communistes qui ont soutenu Mélenchon, y compris ceux qui ont été les premiers à le parrainer et sans lesquels il n’aurait pu être candidat. Soit on marche sur la tête, soit on le fait exprès ! N’ayant pas d’appétence pour le suicide collectif, je m’en moquerais si ceux qui vont en payer les conséquences n’étaient pas, une fois de plus, notre peuple, les salariés et d’abord les plus fragiles d’entre eux.

Il est assez étonnant de voir que, dans ces conditions, certains se réjouissent de cette défaite annoncée. Lorsque nous nous réveillerons, au matin du 19 juin, avec une probable assemblée disposée à voter les ordonnances qui permettront à Macron et à ses sbires libéraux ou socio-libéraux (quelle différence ?) de détricoter encore plus et encore plus vite le système social mis en place au lendemain de la 2nde guerre mondiale et héritier des luttes sociales de 2 siècles, il sera bien tard pour faire le bilan d’une période totalement surréaliste d’inconséquence de la gauche française.

Le faudra-t-il cependant ? Peut-être, car il est toujours difficile de reconstruire sans apurer le passé… Mais l’urgence sera de retravailler et sur un projet commun et sur la manière de l’élaborer. Sans a priori et avec tous ceux qui le veulent, avons-nous toujours affirmé avec Résistance sociale.

La structure est sans doute secondaire. Mais il nous faudra bien aussi y penser. Nous la concevons dans un premier temps la plus souple possible afin de permettre de faire se côtoyer et échanger des militants qui se méfient les uns des autres.

En attendant, il faut limiter les dégâts et si au 1er tour chacun votera selon ses préférences, il faudra, au 2nd tour, faire le nécessaire pour permettre que quelques candidats députés, prêts à refuser la politique de Macron – et à voter contre la loi d’habilitation cet été et les futures atteintes au code du travail, aux services publics, etc… ensuite – accèdent à l’Assemblée nationale. Quelle que soit leur formation d’origine, il sera nécessaire – et utile – de les juger sur leur engagement. C’est ce qui doit guider les désistements. Pas les rancunes.

Le 1er gouvernement de Macron

Oh que je l’aime ce 1er gouvernement de Macron ! Le pedigree des divers ministres est d’une grande clarté ; des personnages des diversités de la droite. On ne s’attendait pas à autre chose mais c’est toujours bien quand les choses sont claires !

Premier ministre Edouard Philippe

Ministres :

- Gérard Collomb, ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur

- Nicolas Hulot, ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire

- François Bayrou, ministre d’Etat, ministre de la Justice

- Sylvie Goulard, ministre d’Etat, ministre des Armées

Lire la suite de ‘Le 1er gouvernement de Macron’

Mon édito dans le « RESO » d’avril 2017

Jusqu’au bout Résistance Sociale a oeuvré pour aboutir non pas à ce que les adversaires de l’unité appelait à un « ralliement », mais à un dialogue qui aurait permis sur la base d’un programme négocié –et facilement négociable si la volonté avait été au rendez-vous- à la présentation d’un « ticket » présenté devant les Français, d’un président et d’un 1er ministre. Mais la volonté n’était pas au rendez-vous, mais d’autres intérêts n’ont pas permis cette démarche.

L’alternative sera donc pour ce 2nd tour de la présidentielle entre, d’un côté, le candidat des banques et du patronat, aux manettes de François Hollande depuis 5 ans et à l’origine de la destruction du système social de notre pays et, de l’autre, la candidate d’extrême-droite. Jean-Luc Mélenchon et Benoit Hamon portent la responsabilité de l’absence de la gauche au 2nd tour de la présidentielle.

Lire la suite de ‘Mon édito dans le « RESO » d’avril 2017′

Après le 1er tour de la présidentielle…

Je ne vais pas trop m’attarder sur ce blog comme sur facebook car je fais une grosse colère et que ce n’est pas propice aux réflexions saines pour entamer la reconstruction de la gauche qui, cette période électorale terminée, est le seul objectif important, pour moi, maintenant.
Jean-Luc Mélenchon et Benoit Hamon portent la responsabilité de l’absence de la gauche au 2nd tour de la présidentielle. Leur attitude irresponsable n’offre comme alternative que, d’un côté, le candidat des banques et du patronat et, de l’autre, la candidate d’extrême-droite.

Lire la suite de ‘Après le 1er tour de la présidentielle…’

Voter pour donner une petite chance à la gauche d’être au 2nd tour de la présidenteille

Je suis assez fière d’être membre d’un petit parti courageux, République et Socialisme, qui, jusqu’au bout, aura œuvré pour qu’il y ait UN candidat de l’unité à gauche (1 victoire, pas 2 défaites). Merci à mes camarades qui nous ont représentés au sein du « Collectif pour l’Unité », rassemblement de toutes les initiatives unitaires de cette campagne. Un souffle d’air que d’y rencontrer des militants politiques mais aussi –surtout !- du mouvement syndical, social et associatif, divers mais constructifs et respectueux, qui ne se satisfont pas de mener une fois tous les 5 ans leur guéguerre de rancoeurs, mais qui se battent au quotidien pour changer la vie au travail comme dans la société. Qui se préoccupent des problèmes de leurs collègues comme de leur concitoyens, quoi ! Et des conséquences que va avoir cette élection sur la vie de notre peuple…
Nous avons perdu notre combat.
Lire la suite de ‘Voter pour donner une petite chance à la gauche d’être au 2nd tour de la présidenteille’

Appel à l’unité de Pierre Laurent

Déclaration de Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français

La conversion de Manuel Valls à la candidature d’Emmanuel Macron clarifie le sens de cette candidature. Celle-ci devient le point de ralliement de tous les libéraux et socio-libéraux. Ce choix sonne le regroupement de tous les responsables des renoncements du quinquennat et de la division de la gauche, autour d’une candidature dont les orientations de droite sont désormais clairement affichées.
Dans cette situation, face à une menace de droite et d’extrême droite qui s’aggrave encore, il est urgent que toutes les forces de gauche engagées dans la campagne des présidentielles se rassemblent autour d’un projet profondément ancré à gauche, d’une campagne et d’une candidature commune.
Engagé dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon, je demande une rencontre dans les tous prochains jours entre Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon, Yannick Jadot et moi-même pour créer les conditions de la victoire.
C’est plus que jamais nécessaire et, désormais, possible dans la clarté.

ENFIN UN RESPONSABLE POLITIQUE DIGNE DE LA GAUCHE !

12345...70



MoDem Mulhouse |
L'Atelier Radical |
Saisir le Présent, Construi... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Parti Ouvrier Indépendant :...
| Vivre Villerupt Autrement
| meimou