Mandela, nous voila !

drapeaux.jpg    Ben voui, je suis heureuse : nous allons à la coupe du monde en Af-Sud !

Et je me moque totalement du fait que ce dernier match n'était pas superbe (celui en Irlande, lui, l'était) et qu'une main “miraculeuse” nous a aidés (pour une fois que le sort n'a pas joué contre nous !).  Allez les Bleus !




A propos du drapeau et de la Marseillaise…

Je publie ci-dessous quelques “recommandations” que mon camarade et ami, Alain Gély, m'a adressées par courriel. Et vous invite à les suivre !

Intéressante contribution d'un FTP MOI qui défend le drapeau et la Marseillaise, sur des bases sensiblement différentes de Besson !! On n'est pas obligé de souscrire à tout ce qu'il dit (et je n'ai pas prévu d'adhérer au PRCF) mais certains passages - dont celui, à ma connaissance original, sur le père qui répudierait sa fille violée - me semblent particulièrement puissants !

http://www.legrandsoir.info/Un-torche-cul-le-drapeau-tricolore.html

J'ajoute :

- que “l'article ” intitulé “d'un drapeau l'autre” de Jean Zay est fortement contesté ; Jean Zay ne l'aurait jamais publié et s'en serait démarqué, qualifiant constamment ce texte de pastiche rédigé à l'âge de 19 ans dans le cadre d'un jeu littéraire entre étudiants

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/xxs_0294-1759_2001_num_71_1_1380

- que - cas très différent - Gustave Hervé, qui plantait “le drapeau dans le fumier” au début du XXème siècle quand il se disait pacifiste a rallié l'Union sacrée en 1914 puis le fascisme au début des années 20.

Je profite de ce que j'ai “la parole” pour signaler une émission de radio qu'il doit encore être possible d'écouter :

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/humeurvagabonde/index.php?id=85194

En voici une présentation : mercredi 11 novembre 2009 - Gilles Perret et Raymond Aubrac - Pour « Walter, retour en Résistance » film sorti en salles le 4 novembre

Il l'avait promis dans les derniers jours de sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy, élu en avril, était de retour sur le Plateau des Glières, haut lieu de la Résistance, au début du mois de mai. Certains n'ont pas oublié, ni digéré les images retransmises par la télévision . Un président hilare, s'extasiant sur la beauté du lieu, blaguant avec les dames et totalement indifférent au récit qu'un ancien tentait de lui faire des terribles combats qui eurent lieu à cet endroit. Quelques jours plus tard, à l'appel de résistants de Haute Savoie, un pique nique de protestation s'y déroula.

Walter Bassan y pris la parole. Bien connu en Haute Savoie, ce fils de résistant italien antifasciste, fut déporté à Dachau avec son groupe de résistants, il n'avait pas 20 ans. Gilles Péret, qui le connaît depuis toujours, a eu envie de lui consacrer un film, retraçant ses engagements passés et présents, car Walter, comme la plupart des anciens résistants, donne beaucoup de temps à la transmission de cette mémoire et à l'éducation des jeunes à la nécessité de rester vigilants. « Walter, retour en résistance » est sorti en salles mercredi dernier. Il faut aller le voir pour combattre l'esprit de résignation qui nous guette. Raymond Aubrac nous fait le plaisir, et l'honneur, d'être ce soir, en compagnie de Gilles Péret, l'invité de l'Humeur Vagabonde.

Bravo M. Obama, bravo Mme Clinton et merci (posthume) au sénateur Ted KENNEDY

Aux Etats-Unis, la Chambre des Représentants vient d'adopter la réforme du système de santé… même si une morale religieuse preignante a imposé une limitation en ce qui concerne l'avortement.

Ce système d'assurance maladie géré par le gouvernement, porté médiatiquement par Hillary Clinton,  repris par Barak Obama doit beaucoup - ne l'oublions pas- au Sénateur Kennedy. Il est tellement rare de voir un politicien vraiment de gauche aux Etats-Unis qu'il faut le rappeler  et le souligner !

Il reste qu'une autre bataille devra être menée devant le sénat étatsunien avant que les travailleurs de ce pays puissent avoir accès à une protection santé.

Quelle révolution ce sera !  Aujourd'hui 36 millions d'Américains n'ont accès à aucune couverture santé. Cette assurance gérée par l'Etat sera en concurrence avec les sociétés privées d'assurance : on comprend qu'elles se soient fortement mobilisées contre ! La réforme prévoit à la fois une aide pour les familles qui ne peuvent cotiser et une forte pénalisation pour les employeurs qui ne fourniraient pas une couverture sociale à leurs salariés.

 

Communiqué du Comité national contre la privatisation de la poste

Communiqué à faire suivre !
- Déclaration sur le passage du projet de  loi de privatisation au sénat
- Prochaines étapes de l’action contre la privatisation de La Poste, pour le débat public et un référendum sur le service public postal

 
 
La motion référendaire tendant à proposer au Président de la république de soumettre au référendum le texte de loi postale a été rejetée par les sénateurs lors de la session du 4 novembre 2009 à 184 voix contre et 153 pour.
Ce rejet témoigne du peu de cas qui est fait des 2,3 millions de voix qui se sont exprimées lors de la votation citoyenne sur le devenir de La Poste.
 
Ce déni de l’expression populaire se manifeste aussi par la volonté du gouvernement de couper court à tout débat en ayant recours à la procédure accélérée pour examiner ce projet de loi et au scrutin public, qui permet à la droite de  faire passer des amendements tout en désertant les bancs du Sénat.
 
Le comité national :
- demande la levée de la procédure d’urgence sur un projet de loi de la plus haute importance pour le service public
- Le retrait du projet de loi
- exige la tenue d’un débat public sur le devenir de La Poste
- appelle à la poursuite et au développement de la mobilisation citoyenne autour de la campagne « j’écris au Président » tout au long du mois de novembre afin que des millions de cartes demandant un référendum soient envoyées à l’Elysée, et à la multiplication des initiatives et débats publics au niveau local
- appelle à une journée nationale de manifestations décentralisées et de mobilisations citoyennes le 28 novembre 2009 .




Mobilisation pour la poste : ça continue !

Lundi 2 novembre, de 18 à 20h, j'ai participé au happening sur la défense de la poste devant le Sénat.

Les grands partis de gauche avaient mis le paquet : présence de Martine Aubry et de Pierre Laurent ; les organisations syndicales étaient là  ; beaucoup des organisations partie prenante du Comité de défense de la Poste également. Les groupes socialiste, communiste et vert du Sénat se sont exprimés. Saluons également la présence de Raymond AUBRAC, toujours partant dans les bons combats. La volonté d'aboutir reste vivace.

Le résultat du vote des sénateurs sur la motion demandant au Président de la République d'organiser un référendum n'est pas inintéressant :

Nombre de votants : 339
Suffrages exprimés : 337
Majorité des suffrages exprimés : 169
Pour : 153
Contre : 184

Le lutte continue. Aujourd'hui, et la mobilisation des sénateurs le montre, elle passe par l'implication des élus locaux qui ont compris le signe envoyé par les participants à la votation citoyenne.

La carte-pétition à adresser à l'Elysée, c'est bien (et je me permets de vous inviter à la signer si vous ne l'avez pas fait), mais il serait également utile, me semble-t-il, de secouer les élus territoriaux ! Chiche ?

“Ma Vie à contre-Coran”, de Djemila Benhabib, vlb éditeur.

Je relaie ci-dessous l’interview de Djemila Benhabib parue sur Marianne2 : http://www.marianne2.fr/D-Benhabib-Le-voile-de-Diam-s-est-une-regression-Et-c-est-notre-echec_a182622.html?preaction=nl&id=2952698&idnl=25796&

Dans un livre qui fait déjà débat, Djemila Benhabib décortique la stratégie de conquête des islamistes, notamment dans les banlieues françaises. Et se paie au passage les petites soldates du fascisme vert qui osent défendre le voile au nom du féminisme !

Marianne2 : Dans votre livre, vous vous élevez contre ceux qui évoquent un « féminisme nouveau genre », ce « féminisme » des femmes musulmanes pratiquantes, voilées « par choix »…

Djemila Benhabib* : Pour moi, le féminisme, c’est corriger les injustices à l’égard des femmes, les discriminations. Or les grandes religions ne sont pas porteuses d’égalité entre hommes et femmes. En occident, les femmes ont réussi à s’émanciper pleinement, grâce à leur combat, notamment contre la religion. Ce qui prouve qu’on ne peut pas s’inscrire dans un référentiel religieux lorsqu’on parle d’égalité entre hommes et femmes. Seule la laïcité le permet. Dans l’Islam, les femmes n’ont pas l’autorité parentale, la polygamie est permise, la répudiation et les violences conjugales aussi, l’homosexualité est interdite… On aurait pu penser que le « féminisme nouveau genre » s’attaquerait à ces problèmes. En fait, il se contente de les justifier. C’est ça, le féminisme ?

Marianne2 : Dernièrement, la conversion à l’Islam et au voile de la rappeuse Diam’s, jusqu’ici symbole du combat des jeunes femmes des cités, a déclenché une étrange polémique entre les partisans de la laïcité, taxés d’islamophobie, et les « progressistes » qui considèrent que le voile est un choix personnel. Qu'en pensez-vous?

Djemila Benhabib :Cette histoire est symptomatique d’une régression marquée, notamment dans les banlieues des grandes villes françaises, où se concentre une forte population maghrébine et/ou musulmane. La République n’y joue plus son rôle. Les populations sont abandonnées. Or la nature a horreur du vide. Les islamistes ont eu ici un boulevard pour effectuer un vrai travail de sape tel qu’aujourd’hui il réussit à atteindre un symbole tel que Diam’s. Cela nous revoie à notre propre échec. Lorsque les jeunes des banlieues défilent dans la rue, que demandent-ils ? L’égalité. Ils ne demandent pas de mosquées. Or, c’est ça la réponse des politiques. Je suis effarée de voir le nombre de mosquées qu’on construit en ce moment en France.

Marianne2 : Donc, pour vous, c’est plus qu’une « décision personnelle et privée » de la chanteuse, comme on a pu l’entendre un peu partout ?

Djemila Benhabib : On analyse un fait comme s’il était ponctuel et ne se rattachait à rien. Or il existe dans un contexte précis, national et international. Partout, les islamistes font pression pour faire admettre leurs valeurs. La démocratie, ce n’est pas dire que tout est permis. C’est un cadre. Or le voile est un symbole sexiste, et le sexisme est aussi grave que le racisme.

Marianne2 : Votre famille s’est installée en France en 1994 pour fuir le FIS algérien. Et peu de temps après votre arrivée, vous vous demandez: « Etions-nous en train de vivre dare-dare l’expérience algérienne sous un angle différent mais non moins terrifiant ? » Vous pensiez que les islamistes étaient en train de faire en France ce qu’il avaient fait en Algérie ?

Djemila Benhabib : Oui, et je le pense toujours. Et même encore plus. Je vois la régression s’installer. Un exemple : le titre de mon livre ne m’a jamais posé le moindre problème au Québec et au Canada, où pourtant la religion fait partie de la constitution. Eh bien ici, en France, pays de la laïcité, je ne cesse d’être taxée d’islamophobie — notamment par les Indigènes de la République. Cette victimisation systématique des musulmans, cette accusation dès qu’on ose évoquer l’Islam de façon critique, tout cela est pour moi le signe d’une montée en puissance de l’islamisme politique en France. Les politiques sont bien trop complaisants dans cette affaire.

Marianne2 : Vous parlez de la gauche ?

Djemila Benhabib : Oui, une partie de la gauche — mais pas seulement — se montre étonnamment complaisante. Elle préfère fermer les yeux et laisser pourrir la situation. Résultat : je n’ai jamais vu autant de voiles islamiques qu’en banlieue parisienne — mes parents habitent à Saint-Denis, dans le 93. J’ai été choquée récemment par une scène vécue à la Courneuve un vendredi après-midi : j’ai vu des gens bloquer plusieurs rues en toute illégalité, et y prier. Où sont les pouvoirs publics ? Que font-ils ? La tâche des islamistes est d’autant plus facilitée qu’en face il n’y a pas de perspective politique claire. Quand j’entends le président de la République dire que l’instituteur ne remplacera jamais le curé ou expliquer, en direct d’Arabie Saoudite, que le religieux doit avoir toute sa place dans la vie publique, je suis très inquiète. Car c’est un message très grave.

Marianne2 : Vous expliquez dans votre livre que la stratégie des islamistes comporte trois volets : le premier consiste à distribuer des millions, via des associations. Le second à terroriser les musulmans qui osent sortir du rang. Le troisième à terroriser les occidentaux qui osent critiquer l’islam… Sur ce dernier point, vous estimez que c’est une stratégie délibérée ?

Djemila Benhabib : Oui, bien sûr. Il suffit de regarder ce qui s’est passé ces dernières années. Où ont eu lieu les premières manifestations de haine contre Salman Rushdie ? A Londres. C’est bien après que Khomeini a réagi. Plus récemment, dans l’affaire des caricatures de Mahomet, d’où est partie la grogne ? Du Danemark. Et ce sont les islamistes danois qui sont allés, ensuite, chauffer les troupes au Caire ! On ne peut plus rien dire, rien faire, sans être ostracisé, voire menacé, accusé d’islamophobie, de racisme. Résultat : Tariq Ramadan passe de plateau télé en plateau télé pour porter la bonne parole, sans qu’on ne dise plus rien. Le combat contre l’islamisme est très inégal. Et l’islamisme prend vite. Très vite.

Marianne2 : Vous vivez au Québec. Là-bas aussi, on retrouve ce terrorisme intellectuel ?

Djemila Benhabib : Les accusations d’islamophobie existent, notamment grâce à une partie de l’élite intellectuelle qui, à un moment, a totalement verrouillé le débat. Mais au Québec, il existe un large consensus contre les accommodements religieux et pour enchâsser la laïcité dans une charte — car nous n’avons pas la chance d’avoir cela. Et c’est une vraie volonté populaire. Je ne ressens pas ça en France.

*Djemila Benhabib, 37 ans, a vécu en Algérie, en France. Elle est aujourd'hui installée au Québec, où elle est fonctionnaire du gouvernement fédéral canadien.

L’euro à 1,5 dollar : à qui ça profite ?

Je m'énerve, je m'énerve devant ma télé !

Le journaliste vient d'annoncer d'un air triomphant que l'euro est à 1,5 dollar. Et il est tout content, tout fier.

Il parait qu' “on n'a jamais vu autant de Français à New-York pour aller faire du “shopping“. Et allons-y pour les images de quelques bo-bos / bling-bling qui font leur “shopping” et vous expliquent que c'est “super cool“. Vous allez faire votre “shopping” à N-Y, vous ? Je me demande si dans la cité, à 200m de chez moi, ils vont faire leur “shopping” à N-Y ? Leur allocations chômage y sont pourtant mieux côtées. Faudra que je leur dise ! Non, mais franchement, ils vivent sur la lune, les journalistes ?

Ah, quand même, il signale, le journaleux sur l'écran, que les touristes américains ne viennent plus trop en France et que ceux qui y viennent ont un budget serré et dépensent peu. Quand on sait ce que représente la part du tourisme dans notre économie, ça ne rassure pas. Et je ne voudrais pas insiter sur notre commerce extérieur, ce serait indécent…

Bon, le voila reparti dans l'euphorie : “Le dollar va continuer à chuter, les Français pourraient continuer à en profiter quelques temps” dit-il. Mais de quels Français il parle, bon D'la ?




Premières impressions des “7èmes Vendémiaires” de RESO

Accueillis par Christian Hutin, député-maire de Saint-Pol-sur-Mer, une centaine de participants se sont retrouvés samedi 17 octobre à la Maison du Méridien de Dunkerque Malo-les-Bains pour les « 7èmes Vendémiaires » de Résistance Sociale, association nationale loi 1901 constituée en 2003 pour contribuer à favoriser l’échange entre militants politiques, associatifs  et syndicaux.

Une quinzaine de personnalités engagées dans le milieu syndical (CGT, FO, CFDT, CFTC), associatifs (Convergence nationale pour la défense et le développement des services publics, Collectif national de défense des hôpitaux publics et des maternités de proximité, R&S, M’PEP) et politiques (PS, PCF, PG, MRC, Verts) se sont réunis pour débattre entre eux et avec les citoyens de Dunkerque. Diverses problématiques, autour de la question posée « Comment articuler Résistance Sociale et alternative au capitalisme ?», furent abordées.

Cette grande diversité a permis des débats riches, construits et à un véritable échange et dialogue entre les intervenants et avec la salle.

> De l’avis de tous, la crise sociale qui touche la France est réelle : bientôt 10 % de chômeurs officiels, précarisation généralisée (explosion des demandes de RMI et diminution de 20 % des CDI). Si la spéculation a repris (+50 % pour le CAC 40 depuis mars), les fermetures d’usines, les délocalisations, etc. continueront à se développer dans les mois à venir. Si l’argent public à sauvé les banques du nauffrage, les intervenants n’attendent rien d’elles en retour. Les attaques à répétition du gouvernement vis-à-vis du code du travail, des conditions de travail et des services publics (EDF-GDF, SNCF, La Poste…) laissent craindre une aggravation de la crise. La réalité que vivent les Français est la réalité sociale, non celle des marchés financiers.

Le matin fut l’occasion d’une réflexion commune autour du thème «Comment l’idéologie libérale peut-elle encore rester aux commandes. Comment Résister ?» très heureusement complétée par l’interrogation de la seconde table-ronde de l’après-midi « Comment créer les conditions de la résistance sociale et de l’alternative politique ».

L’ensemble des intervenants s’est accordé pour admettre que la lutte idéologique semble en défaveur des libéraux qui simulent désormais leur action sous des accents jaurésiens. Il semble évident pour tous que l’idéologie libérale est malmenée par les mobilisations des salariés, des élus et des citoyens.

Depuis 6 ans beaucoup de chemin a été parcouru. A cette époque, seule notre association réussissait à faire débattre publiquement un aussi large spectre politique, associatif et syndical pour deux raisons : il y avait une méfiance voire un mépris entre organisations syndicales et partis politiques et chaque groupement pensait avoir raison seul contre les autres. Aujourd’hui la multiplication des collectifs, des comités unitaires et la pluralité des débats publics montrent que la phase de convergence est enclenchée.

Cependant ces luttes unitaires restent sectorielles. D’où les difficultés selon les intervenants d’organiser la résistance pour inverser le rapport de force afin de passer à l’offensive. Ils souhaitent travailler l’unité du trépied organisations-citoyens-élus et leurs points de convergences. Il faut ancrer ceux-ci dans le réel afin d’expliciter notre conception d’une autre société basée sur la solidarité et la fraternité.

Comme l’a rappelé Patrice Bessac, jeune porte-parole du PCF, il faut rechercher le maximum de convergences avec les différentes organisations de gauche, approfondir le dialogue avec les organisations syndicales en débattant sur le fond sans concessions.

Tout le monde a semblé s’accorder qu’il faut travailler à l’articulation entre forces syndicales et forces poilitiques. C’est « la réalité des faits », selon Didier Rossi, reponsable FO-Communication qui impose de dépasser les complexes historiques et les réserves des uns et des autres.

Les divergences les plus dures à dépasser semblent être la conception européenne et la croissance.

Si l’idée de Jacques Nikonoff, porte parole du M’PEP,  que la gauche doit assumer le rejet de l’Europe libérale en demandant la sortie de la France de l’Union européenne ne fait pas l’unanimité, la souverainté des peuples reste pour tous indiscutable : les peuples doivent décider de leur sort, leurs décisions ne peuvent pas être remises en cause, les biens communs doivent être constitutionnalisés.

Peu d’enthousiasme a été soulevé par Laurent Boughedada, responsable des Verts, lorsqu’il insistât sur la décroissance. Mais la discussion révélât un possible rapprochement : l’idée d’une nouvelle production atoujours été historiquement portée par la gauche. Il faut trouver un nouveau mode de croissance qui ne se fasse pas au détriment des salariés et des pays pauvres.

Autre consensus sur la nécessité d’en finir avec des institutions qui, depuis l’inversion du calendrier et le quinquennat, empêchent l’émergence d’autre chose que d’écuries présidentielles. Aussi l’idée des primaires n’a pas semblé susciter un large enthousiasme.

Par contre l’idée de rencontres de cadres intermédiaires syndicaux, politiques et associatifs semble avoir fait plus consensus à condition qu’un tel regroupement soit déconnecté de toute structure partisane. Cela pourrait permettre aux cadres intermédiaires politiques, syndicaux et associatifs de pouvoir dialoguer et peser dans le même sens : c’est une des conditions d’une large convergence.

Autre point d’accord pour tous, seuls les libéraux semblent avoir pris conscience que la lutte des classe était toujours d’actualité. Les salariés représentent désormais 91 % de la population active dont au moins 20 % d’ouvriers. Il y a là des intérêts convergents à faire valoir. La gauche doit donc renouer avec le peuple c'est-à-dire le salariat.

L’urgence d’une convergence rapide sur le dossier des retraites. Il semble vital pour tous de sauver la retraite par répartition  mais pas au point de la vider de tout contenu : beaucoup d’ouvriers meurent après quelques mois de versements, voire avant même l’âge légal de départ contrairement aux cadres ou à certains employés du tertiaire. La prise en compte de la pénibilité doit se faire via l’espérance de vie par catégorie sociale professionnelle : celle-ci est de plus de 15 ans !

De nombreux autres points ont été abordés comme la fiscalité, la démocratisation des institutions et du fonctionnement des services publics, le droit de veto des représentants du personnel au CA, la professionnalisation de la politique,  le statut de l’élu, l’internationalisme et l’universalisme, la charte de la Havane …

A la sortie tout le monde semblait s’accorder sur le haut niveau de débat de ses “Vendémiaires”, certainement les meilleures selon Claude Nicolet (MRC), assidu depuis 2003, mêmes si les pistes doivent être approfondies, la multiplicité des axes de convergences et le vouloir travailler ensemble semblent évidents. Tout le monde souhaite non pas une simple alternance mais une véritable alternative.

Certains participants, devant la richesse des débats, ont même failli manquer leur train, à l’heure du retour ! Rendez-vous est donc pris pour des 8ème vendémiaires ?

7èmes “Vendémiaires” de RESO

Je vous attends tous demain SAMEDI 17 OCTOBRE à partir de 10h à la salle du Méridien à Dunkerque - Malo-les-Bains.

Allez, un peu de pub sonore : http://www.deltafm.fr/actu/actu-14187.html#

 et écrite : voici l'annonce qu'a faite le journal local    articlelephare.pdf …

Programme complet sur www.resistancesociale.fr (rubrique Vendémiaires)

Nous avons une salle magnifique :   img00100.jpg  et le Nord est une vieille terre de militantisme. Gageons que nous passerons une belle journée !

 

Il s’en passe de drôles à l’Institut catholique de Paris…

 Je relaie ci-dessous une information dont j'ai été destinataire par courriel.

Envoyé le : Mer 14 Octobre 2009, 23 h 23 min 53 s
Objet : [CAL] Incroyable mais vrai : à l'Institut catholique de Paris seront remis, le 24 novembre, les insignes de docteur honoris causa à l'archevêque putschiste de Tegucigalpa, Oscar Rodriguez Maradiaga et à Michel Camdessus, ancien directeur général du FMI

Bonsoir

Le 24 novembre, à  l'Institut catholique de Paris, seront remis les insignes de docteur honoris causa à l'archevêque putschiste de Tegucigalpa, Oscar Rodriguez Maradiaga (par l'archevêque de Clermont), et à Michel Camdessus, ancien directeur général du FMI (par Jean-Claude Trichet).  Lire l'article de Bernard Cassen ” A la “Catho”, hommage au cardinal putschiste de Tegucigalpa et à l'ancien directeur général du FMI”(http://www.medelu.org/spip.php?article282).


Un casting à peine croyable et qui frôle la provocation !


C'est pourquoi Mémoire des luttes propose à toutes les organisations membres du CAL de se retrouver le mardi 27 octobre à 18h30 dans ses locaux, 3, avenue Stephen Pichon, 75013 Paris, pour réagir.


Parmi les premières actions possibles proposées :


- délégation au Quai d'Orsay pour exiger le refus du visa d'entrée en France au cardinal Maradiaga

- délégation auprès du recteur de l'Institut catholique et du cardinal André Vingt-Trois pour faire annuler l'invitation

- délégation auprès de l'archevêque de Clermont pour qu'il refuse de participer à cette mascarade

- information et mobilisation des partis politiques ayant condamné le coup d'Etat au Honduras

- délégation auprès de l'ambassade du Honduras à Paris (restée fidèle au  président Zelaya) pour lui manifester notre solidarité 

- information auprès des ambassades latino-américaines à Paris


Si la cérémonie est maintenue : organisation d'une manifestation le 24 novembre.




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