Mon édito dans le Réso de mai 2021

Le mois de mai a commencé par la traditionnelle manifestation du 1er mai. Résistance sociale a exprimé à travers un communiqué son soutien aux militants CGT qui ont été agressés en fin de parcours par un groupe d’individus particulièrement violents. Depuis des années, des éléments « incontrôlés » perturbent les manifestations dans le but évident de les discréditer. Cette fois, ils ont franchi une marche supplémentaire en s’en prenant physiquement à des militants syndicaux. Il serait temps, particulièrement à gauche, de cesser de trouver des excuses à ces fauteurs de troubles, casseurs, black-blocs, etc… et de les condamner fermement. Plus encore en cette journée du 1er mai symbole de la lutte des travailleurs de tous les pays pour obtenir de nouveaux droits et garder ceux durement acquis. Il est également temps d’exiger de nos gouvernants qu’ils donnent des ordres clairs et fermes aux forces de police afin que ces casseurs ne puissent plus nuire aux manifestations.

C’est le manque de force des organisations syndicales qui permet aux libéraux de s’en prendre aux droits collectifs et individuels des travailleurs, au statut d’EDF, à la sécurité sociale, d’imposer des licenciements et délocalisations, des privatisations et une réforme régressive des retraites… Nous aurions besoin de retrouver des organisations syndicales fortes et claires, en particulier une CGT, face au capitalisme débridé imposé par les dirigeants de la France et de l’Europe.

Dans ce contexte de faiblesse de la gauche syndicale, la gauche politique – électorale plus exactement – ne pèse pas lourd non plus : tout confondu – mais pas toute alliée ! – entre 25% et 30%. Faut-il pour cela appeler, lors de l’élection présidentielle de l’an prochain, à une candidature unique ? Aurait-elle un sens ou, au moins, une chance ?

Regardons le paysage politique. La décomposition qui dure depuis déjà pas mal d’années s’est accélérée ; c’est peut-être -espérons-le – le signe que la recomposition est à l’horizon.

Pour ce qui est de la droite, le temps d’un grand parti de droite populaire, hérité du gaullisme, est bien révolu. Le petit parti libéral, issu du giscardisme, a rempli sa mission : la droite s’est modifiée, elle s’est mondialisée et elle ne s’encombre plus de considération « sociale ». LR se déchire entre les pseudos-héritiers et les pseudos-modernistes. Les premiers flirtent avec le Rassemblement national, version présentable du Front national ; les seconds sont depuis longtemps passés, avec armes, les bagages suivront, au macronisme actif dans lequel les successeurs de Giscard s’étaient déjà fondus. Une droite aux apparences sociales renaîtra-t-elle de cela ? Pas de de Gaulle à l’horizon, on peut en douter.

A gauche, le lien avec le peuple est coupé depuis longtemps, plus de 30 ans si on se réfère aux travaux de sabordage de Terra Nova. Les partis, tous à des degrés divers, se sont boboïsés et les slogans sociétaux ont remplacé les préoccupations sociales. Beaucoup se sont fourvoyés dans l’identitarisme, oubliant les racines républicaines de la gauche française et il n’est plus question de « changer la vie » : on a changé d’avis ! Mais pas notre peuple, fidèle à son histoire : la grande révolution de 1789, la constitution de 1793, les épisodes révolutionnaires de 1830 et 1848, la Commune de Paris, le Front populaire, la Résistance et le CNR, les grèves de 56 ou de 68…, j’en passe.

« Lorsque tu ne sais pas où tu vas, regarde d’où tu viens. » dit le proverbe africain ; la gauche serait bien inspirée de se retourner sur son chemin. Les accords électoraux de 2022 n’auront de sens qu’à ce prix.

Vive la Commune ! Appel commun – 29 mai 2021

Vive la Commune ! – Appel commun – 29 mai 2021

Jamais, depuis cent-cinquante ans, la Commune n’a été aussi vivante. Elle a subi la haine des versaillais et de leurs descendants, elle a connu le silence officiel, elle a vu déferler la caricature et le dédain de classe. Mais, partout où on s’est dressé et où on se dresse encore contre les injustices, les discriminations, le mépris et la mise à l’écart du peuple, la mémoire de la Commune a surgi et elle resurgit, comme spontanément.

De Petrograd à Shangaï, de Barcelone à Oaxaca, du Chiapas au Rojava, l’idée de Commune a circulé pour servir de ferment à l’indignation et à la révolte, aussi bien qu’à l’espérance. En France, elle est toujours au cœur des mouvements sociaux, sur les murs, les affiches, les banderoles. Elle est dans les slogans, les chants et les discours, des salariés en lutte, des facultés occupées, des Gilets jaunes, des zadistes et de tant d’autres encore. Elle continue de dire, de façon populaire, que l’inégalité n’est pas une fatalité, que les discriminations en tous genres sont des abominations, que les dénis de démocratie sont des forfaitures, que l’exclusion et la haine de l’autre sont des folies.

Elle continue de dire que les valeurs de la République – liberté, égalité, fraternité – sont peu de choses si elles restent des mots sans devenir des actes. L’égalité est pauvre, si elle touche au juridique et ignore l’économique et le social, nous disaient les femmes et les hommes de la Commune. La citoyenneté ne peut être passive, la démocratie ne peut pas être seulement représentative, le travail n’est pas un coût mais un droit et une ressource, la concurrence universelle ne vaut pas le partage et la mise en commun.

Comme leurs aînés de 1848, les communardes et communards rêvaient de la « vraie République », de la « République démocratique et sociale », de la « République universelle ». On peut y ajouter d’autres qualificatifs, y adjoindre d’autres exigences. Nous savons que nous ne nous contenterons pas de recopier la Commune pour en faire un modèle. L’histoire a montré que vouloir en être héritière ou héritier suppose bien plus que des mots. « Qui veut connaître le programme, regardera les actes », déclarait Edouard Moreau le 10 mai 1871. Mais dans les sociétés déchirées et tourmentées qui sont les nôtres, c’est bien la piste ouverte par la Commune qui est la seule enthousiasmante et, qui plus est, la seule qui soit pleinement réaliste.

La Commune fut, pour ce qui était alors le peuple de Paris, un grand mouvement tendu vers l’émancipation, de toutes et de tous, de chaque individu et de l’humanité tout entière. Elle voulut que l’école enfin laïque soit ouverte sans distinction, que la nationalité ne soit pas une barrière, que le travailleur ne soit pas un rouage, mais un acteur capable de décider, que le « luxe communal » des arts et de la culture soit universellement partagé. D’étrangers présents à Paris, elle a fait des élus, des dirigeants, des généraux. Plus qu’aucun régime existant, elle a fait des femmes et de leurs organisations des forces motrices dans la vie publique, de l’école et des clubs jusqu’aux barricades.

Quand les versaillais aboient plus que jamais, quand tant de nuages sombres planent sur la démocratie, la Commune reste donc un point de repère propulsif. Ce mouvement populaire, cette révolution conséquente avec elle-même nourrit encore et toujours tout ce qui vise à contrecarrer les régressions démocratiques et sociales. La Commune fut en son temps l’expression d’une colère, à la fois patriotique et sociale. Mais en affirmant l’exigence et la possibilité d’une société d’égalité, de citoyenneté et de solidarité, elle a évité que la colère ne soit que du ressentiment. En levant le drapeau de la République universelle, elle a évité que la déception patriotique ne s’enlise dans un nationalisme d’exclusion. En cela, elle a permis que perdurent et que se développent, de façon simultanée, les idéaux du mouvement ouvrier et ceux de la République.

La vertu émancipatrice de la Commune rassemble aujourd’hui encore celles et ceux qui veulent s’inscrire dans sa trace. Qu’elles et qu’ils se mobilisent si fortement autour d’elle, dans leur diversité et ensemble, est une chance. Nous pouvons donc, plus joyeusement que jamais, pousser le vieux cri historique : Vive la Commune !

Sauvons l’hôpital du Blanc (Indre) !

CONTRE LA GRANDE CASSE DE L’HÔPITAL DU BLANC ET LA MISE EN DANGER DE LA POPULATION, je vous invite à signer cette pétition :

https://www.change.org/p/le-ministre-de-la-sant%C3%A9-l-%C3%A9tat-doit-arr%C3%AAter-la-grande-casse-du-centre-hospitalier-du-blanc-indre?utm_content=cl_sharecopy_29082558_fr-FR%3A3&recruiter=76071009&recruited_by_id=b6d022d6-4953-4b6f-bfca-7278368bc2d9&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=psf_combo_share_initial

Voici 15 ans que les usagers, le personnel et les élus se battent contre la volonté de supprimer cet hôpital tellement utile dans ce bassin de population. Ils ont remporté plusieurs victoires mais les gouvernements successifs reviennent sans cesse à la charge. La maternité a été fermée, envoyant les femmes à plus de 70km minimum. Aujourd’hui, c’est la chirurgie, les urgences, la cardio et la gynéco qui sont en danger. De quoi tuer l’hôpital ! Alors SIGNEZ !

 

Mon édito dans le bulletin d’avril 2021 de Réso

Les élections présidentielle et législatives n’auront lieu que dans plus d’un an, le temps du bilan n’est sans doute pas encore venu … sauf à dire qu’on pouvait déjà l’établir au bout d’une année, ce qui a d’ailleurs été démontré par l’ensemble du mandat !

Eh bien regardons quand même un peu où nous en sommes.

Et puisque nous sommes en pleine pandémie, commençons par l’hôpital, l’hôpital public, celui qu’on diffame quand tout va bien et qu’on fait applaudir lorsqu’on est en crise… faute de lui redonner les moyens supprimés depuis des années au nom du libéralisme qui détruit le service public. Gabriel Attal, porte-parole d’un gouvernement d’hypocrites, a beau reconnaitre « un probable sous-investissement dans l’hôpital », il n’en reste pas moins qu’on a continué et qu’on continue à imposer au service public hospitalier des économies comptables indignes passant par des suppressions de postes et de lits.

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Stop aux brevets privés sur les vaccins anti-covid

47 organisations (dont Résistance sociale) et plus de cent personnalités lancent un appel-pétition :

• Brevets privés sur les vaccins : stop !

• Tous les vaccins autorisés doivent devenir « biens communs « de l’humanité !

• Réquisition des entreprises pour la production des vaccins et des traitements anti-covid !

• Contrôle citoyen sur les accords, brevets, essais cliniques, pharmacovigilance, pour des vaccins et traitements sûrs et bien testés !

Je vous invite à les rejoindre en signant cet appel ; cliquez sur ce lien :

https://www.wesign.it/fr/sante/brevets-sur-les-vaccins-anti-covid-stop-requisition-

Mon édito dans le bulletin de mars de Résistance sociale

Rien ne change. Tout s’accélère.

C’est ce qui ressort d’une année de crise sanitaire.

Le grand patronat financier n’a, en rien, à se plaindre de la crise du covid qui paralyse notre pays. Bien au contraire : leurs bénéfices explosent et le taux des dividendes est excellent. Sanofi vient de distribuer 4 milliards d’euros à ses actionnaires. Et selon les infos, Bernard Arnaud, le super milliardaire français, vient de doubler sa fortune en un an. Cela va tranquillement continuer puisque le gouvernement annonce de nouvelles baisses des impôts pour les entreprises et des facilités pour que « les plus riches » leur prêtent -charitablement mais pas sans intérêts- de l’argent plus facilement et avec un bon retour sur investissement. Pendant ce temps le gouvernement a décidé que le financement du chômage partiel -8 millions de salariés mis au chômage forcé- serait « socialisé ». On ne peut contester cette décision, mais là où le bât blesse, c’est que le décideur n’est pas le payeur ! Alors qui paie ? Mais l’URSSAF bien sûr… c’est-à-dire l’argent des salariés, pas le budget national et surtout pas le patronat.

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Mon édito dans le bulletin de février de RESO

La vie des Français est rythmée depuis presque un an par les exigences liées à la crise du covid… et à la manière dont le gouvernement la gère. Beaucoup sont lassés, inquiets pour ne pas dire exaspérés. Mais il n’est pas sûr que cet état d’esprit ne soit dû qu’à la crise sanitaire. Voici pratiquement 40 ans que nous vivons sous l’idéologie du libéralisme qui a reçu en ces 4 décennies divers épithètes : du libéralisme dit « social » à « l’ultra » libéralisme.

Mais, direz-vous, la gauche a, pendant cette période, occupé plusieurs fois la tête de l’Etat ! En effet, les élections se sont succédées et ont vu s’installer une forme d’alternance, une alternance partidaire… mais ni économique et sociale ni politique. 1981 avait vu se lever un véritable espoir ; il a été rapidement déçu lorsque le gouvernement de François Mitterrand a décidé d’ouvrir une « parenthèse » qui n’a jamais été refermée, qu’on n‘a jamais cherché à refermer. Dès 83, c’est le tournant de la rigueur où, comme le chante Jean Ferrat, il devient commun de penser que « les idées archaïques ne feront qu’aggraver la crise économique ». « Archaïques » égalent « solidaires », égalent « justes », égalent « volontaristes »… Les élections qui ont suivi ont toujours répondu au même souhait des Français : sortir les sortants. Ce n’est certes pas l’adhésion à un projet politique ; c’est cependant un signe fort que les politiques qui dirigeaient la gauche de l’époque n’ont jamais voulu voir : le rejet de la politique menée. Les Français ne se sont pas laissés abuser bien longtemps par cette gauche qui, à la fois, les abandonne et s’abandonne elle-même : c’est la montée de l’abstention et l’apparition du FN dans le paysage électoral.

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NON à la privatisation de l’Office National des Forêts

Je vous invite à signer cette pétition (lien ci-dessous).

Avec quasiment 4 emplois sur 10 détruits en 20 ans (38%) l’ONF est en voie de disparition physique alors que les enjeux écologiques et les attentes sociétales sont de plus en plus forts.

Au détour d’une loi sur la simplification de l’action publique, du débat sur le budget, et aujourd’hui le projet de loi pour le climat, le gouvernement multiplie les manœuvres pour réduire les effectifs et remplacer les fonctionnaires par des salariés de droit privé. Avec la fin du statut de fonctionnaire, les agents restants seraient soumis à une pression beaucoup plus forte de la direction pour augmenter les prélèvements en forêt.

Dans l’indifférence générale, nous sommes en train d’assister à une remise en cause du fondement même du code forestier et de la notion de service public forestier.

Dans quelques jours démarre le début des débats en commission spéciale pour la loi Climat. Les mesures pour la forêt proposées par les 150 Citoyens de la Convention Climat n’ont pas été retenues par le gouvernement, dont celles pour l’ONF !

Parce que la forêt publique est un bien commun que nous devons préserver, je demande que davantage de moyens soient accordés pour restaurer un bon état écologique des forêts françaises.

https://www.canopee-asso.org/non-a-la-privatisation-de-lonf/?utm_source=facebook&utm_medium=social-paid&utm_content=&utm_campaign=ONF&fbclid=IwAR3X1Y7RG_qTwC8j1YWL8R5tAODpMNWk7UJMUEai0zsorMx1JDCl-IajWrE

Mon édito dans le bulletin de RESO de janvier 2021

« Plus rien ne devra être comme avant » avait dit Macron ! Ca commence mal, les annonces de début d’année 2021 ressemblent fort à celles des précédentes années de son mandat : les salaires ne seront pas réévalués (+0,99% pour le SMIC), les pensions de retraites non plus (+0,4% pour les retraites de base, +0% pour les pensions AGIRC-ARRCO). Par contre les factures augmenteront (+0,2% pour le gaz, +2% pour l’électricité, +11% pour les timbres). La lutte contre le chômage et la pauvreté ne sont toujours pas des priorités gouvernementales tandis que le supposé « ruissellement » n’est pas à l’œuvre. L’indécence, elle, est toujours d’actualité à travers Elisabeth Borne qui n’hésite pas à déclarer « c’est la plus forte hausse du pouvoir d’achat de ces 10 dernières années ». Mais qu’attendent donc les salariés pour la remercier !

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Violences sexuelles sur mineurs : Il faut laisser la limite d’âge à 15ans !

Alors que le viol et l’inceste font, en ce moment, l’objet d’un fort traitement médiatique car les affaires concernent particulièrement la « bonne société », et au moment où des enquêtes sérieuses révèlent que 80% des Français s’affirment pour des mesures telles que l’alourdissement des peines, la formation de tous les professionnels de l’enfance à la détection et à la prise en charge des victimes ou encore l’amélioration du suivi et de l’accompagnement judiciaire des enfants mais aussi l’imprescriptibilité et l’abolition de la notion de consentement pour les mineurs de moins de 15 ans, le Sénat examine une proposition de loi sur les violences sexuelles sur mineurs.

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