Appel « combat laïque, combat social »

Vous pouvez signer l’appel ci-dessous sur : https://www.combatlaiquecombatsocial.net/

 « Nous sommes des militant-e-s et sympathisant-e-s politiques, associatifs, syndicaux, venus de tous les horizons, mais réuni.es par un attachement identique au socle historique de la gauche depuis le XIXe siècle : la lutte contre les inégalités sociales ET contre le cléricalisme. Nous faisons le constat que la période que nous traversons a produit bien des confusions, des ambiguïtés et des compromissions au sein de notre propre camp, et appelle désormais des clarifications ainsi qu’une réflexion collective. Nous appelons les militants de la gauche laïque et sociale, dans un esprit transpartisan, à signer et à faire signer cet appel pour prendre part à ce combat plus que jamais nécessaire. C’est pourquoi nous projetons de nous rassembler autour de ces valeurs. Pour cela nous prévoyons une rencontre nationale des signataires. »

Appel

Lier le combat laïque au combat social, fédérer le peuple

 Aujourd’hui, le renouveau du combat laïque est à la fois une réalité et une nécessité universelles. À nos yeux, la laïcité rend possible le plus haut niveau de liberté individuelle. Elle permet de faire vivre le projet humaniste d’égale dignité entre les êtres humains.

Héritier de la Révolution française, le combat laïque accompagne les forces d’émancipation sociale, féministe, antiraciste, écologiste. Il est inséparable de l’unité du peuple souverain dans une République indivisible, la matrice politique de notre pays.

Sans la laïcité, comment fédérer le peuple pour surmonter la période de décomposition politique et idéologique actuelle ? La laïcité est la première des conditions pour une riposte d’envergure face à la paupérisation d’une large fraction de la population, en particulier celle de la jeunesse.

Car la crise économique que nous traversons depuis 2007-2008 nous entraîne de plus en plus vers des conflits sociaux et politiques. Dans cette situation, les visées communautaristes contribuent à diviser le peuple afin de le neutraliser et d’imposer des objectifs antirépublicains et essentialistes. De puissants facteurs de désintégration se conjuguent : montée des revendications particularistes, des intégrismes religieux, pression incessante du lobby catholique pour le financement public de ses édifices et de ses écoles privées. Le réseau confessionnel concurrentiel destructeur de la mixité sociale sert de point d’appui à l’activisme de l’extrême droite de type « Manif pour tous ». L’odieux terrorisme islamiste porte le mouvement séparateur à sa dimension sanglante et guerrière.

Nous sommes dans une conjoncture particulière caractérisée par la régression sociale, politique et culturelle comme dispositif de pouvoir. Pour y résister, le combat social et le combat laïque doivent former un seul et même bloc. Combattre sur le front social sans lutter sur le front laïque, et vice versa, est voué à l’échec. La laïcité est notre outil pour fédérer les luttes sociales et lutter pour la justice sociale, la citoyenneté et la véritable égalité qui caractérisent la République sociale. Car les communautarismes se servent de l’appauvrissement des quartiers populaires et des discriminations qui y sont subies pour alimenter le fait politico-religieux, notamment islamiste, et détourner les citoyens du combat social, laïque et donc citoyen. En même temps, la laïcité doit aller de pair avec un antiracisme radical, ainsi qu’avec une lutte sans faiblesse contre l’antisémitisme. Enfin, le combat laïque doit également être un fer de lance contre le patriarcat soutenu, entre autres, par les communautaristes religieux, et de ce fait participer de façon centrale au combat féministe.

Après la crise financière puis économique de cette décennie, 2017 marque la montée des bellicismes, la concurrence ouverte entre les impérialismes, l’intensification des politiques d’austérité et d’aggravation des inégalités sociales, et au sein des puissances capitalistes même entre les partisans du libre-échange et ceux du protectionnisme.

Dans cette situation de tension, le peuple dans toutes ses composantes doit construire son autonomie et lutter pour ses propres intérêts. Le combat laïque et social doit servir de levier pour l’émancipation, en appuyant et en développant l’unité des hommes et des femmes, salarié.es, sans emploi, précaires, artisans, indépendant.es, etc. Il faut donc lutter pour ce qui nous unit et combattre ce qui nous divise artificiellement. Ce combat s’inscrit bien évidemment dans une perspective internationaliste de solidarité entre les peuples.

Cette volonté de clarification et d’unité démasquera les trois dérives de la laïcité à savoir :

- La laïcité usurpée de l’extrême droite qui s’en sert en réalité contre une seule religion, hier le judaïsme, aujourd’hui, l’islam

- La laïcité d’imposture qui sert de cache-sexe au communautarisme

- La pseudo-laïcité d’inspiration concordataire des dirigeants néolibéraux qui trahit le mot de Victor Hugo (« Je veux l’Etat chez lui, l’église chez elle », 15 janvier 1850)

Ainsi, pour unifier le peuple et le mettre en mouvement en tant qu’acteur politique, faisons respecter partout et toujours les principes édictés dans les deux premiers articles de la loi de 1905 et dans les trois circulaires de Jean Zay, ministre du Front populaire, reprises dans la loi du 15 mars 2004. Développons la gestion citoyenne de l’action culturelle, nécessaire pour promouvoir plus de justice, de solidarité, de dignité et d’universalisme.

Ne laissons pas les communautaristes et les partisans du relativisme culturel nous diviser. Combattons tous les intégrismes et les extrémismes qui menacent les libertés.

Nous appelons toutes les forces sociales oeuvrant pour l’émancipation humaine à lier continuellement le combat social au combat laïque.

Mon édito dans le numéro de décembre de RESO

Ainsi donc, Macron continue sa charge contre tout ce qui a construit une société française inspirée de l’esprit du Conseil National de la Résistance et fruit de la mobilisation sociale.

 Et c‘est, après le code du travail, le SMIC qui est dans le collimateur. Une commission de soi-disant « experts »(en quoi ? Payés combien et par qui ?), mise en place sous Sarkozy et prorogée sous Hollande, vient de livrer son rapport, dont le but est bien de « baisser le coût du travail ». Il s’agit là de continuer à insécuriser les salariés pour mieux pouvoir les pressuriser au plus grand bénéfice des actionnaires. Dans la droite ligne de la suppression d’une partie de l’ISF, de la mise à l’index des privés d’emploi (accusés de profiter de leurs allocations chômage pour se la couler douce dans des paradis touristiques – on n’a pas dit fiscaux), les plus faibles sont l’objet de ces attaques non seulement économiques mais pleines d’un mépris jusqu’alors non affiché par la droite classique.

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Hommage à Didier Motchane

Cet hommage est paru dans le numéro de novembre 2017 de RESO.

Didier Motchane, le Socialisme, la République et la France au cœur

Par Michel Labatie

 Résistance sociale est attristée par la mort de Didier Motchane.

C’était un grand homme, d’une modestie, d’une gentillesse et d’une intelligence incroyables. Il fut un des principaux artisans de la création du CERES, du PS, de l’Union de la Gauche, de la prise du pouvoir de Mitterrand face à Rocard.

C’est une fierté pour notre association de l’avoir compté parmi les compagnons de route de la République sociale. Il partageait notre ambition de tisser des liens entre l’ensemble des acteurs du mouvement social afin d’aider à l’union de la Gauche sur des bases de transformations sociales, seule façon de changer la vie.

Quelques mois avant sa mort, il nous rappela que, contrairement à ce qui peut sembler en période de mue, de clair-obscur, rien n’est plus essentiel que les partis, s’ils sont ce qu’ils doivent être à gauche : un cadre collectif de décision et de formation, une pierre angulaire non seulement de la démocratie mais, au-delà, de la République sociale, la seule République réelle, le seul chemin possible, malgré ses travers, vers le Socialisme.

Le temps semblait ne pas avoir de prise sur cet homme qui savait raisonner sur le temps long, ne pas céder aux sirènes de la facilité et de l’instantanéité. Nous nous étions promis de nombreuses fois d’œuvrer en commun, de nombreux projets étaient à l’ébauche : une bibliographie, la création d’un club politique etc.

C’était un intellectuel de la Gauche et du Socialisme à la pensée complexe mais qu’il énonçait avec une facilité déconcertante. En perpétuelle quête de la vérité, il savait faire émerger le meilleur de son interlocuteur grâce à la maïeutique et exerçait sans cesse une dialectique permettant d’établir un point de vue cohérent, solide, dépassant de loin toutes les problématiques, les apparentes contradictions qui paraissaient à beaucoup insurmontables.

Féru de géopolitique autant que de politique, d’économie, de philosophie, d’histoire, d’art, c’était un incroyable poète qui termina sa vie en composant des sonnets et nous appelant toutes et tous à « ré-enchanter la politique ».

C’était un humaniste. Un grand patriote universaliste de gauche.

Il était une boussole pour tous ceux qui veulent changer la vie et construire un monde meilleur. Il restera une référence pour tous ceux qui ont le Socialisme, la République et la France au cœur.

Il y avait du Jaurès en lui.

Gérard Filoche n’est pas un antisémite

Paru dans RESO de novembre 2017

Gérard Filoche n’est pas antisémite

 Nous sommes tristes.

Gérard est un camarade ; c’est aussi un ami et un compagnon de combats pour Résistance sociale. Nous partageons son ahurissement devant cette accusation qui déshonore ceux qui la professent. Nous partageons l’écœurement, la stupéfaction de sa famille, de Françoise et Léa, nos camarades et amies, de ceux que nous connaissons moins, Germain, Enma, les autres…

Sur cet épisode, le plus grave est peut-être, comme le dit Françoise avec un calme que nous saluons, que « l’ignoble accusation est une forfaiture et qu’elle affaiblit notre combat contre l’antisémitisme. »

Nous sommes en colère.

Le monde politique n’a jamais été tendre. L’invective remplace souvent l’argument et les coups bas y sont légion. Gérard vient d’en être victime. On se demande comment ces procureurs pourront vivre avec leur conscience. Car si certains sont ainsi parvenus à leurs fins -supprimer, dans le cadre d’une préparation à un congrès, une voix reconnue au service du progrès social- d’autres n’ont tout simplement pas eu le courage de résister à la vague. Et pourtant, en la période, rien n’est plus nécessaire que ce courage.

Nous ne sommes pas inquiets.

Nous retrouverons toujours Gérard sur le chemin des luttes sociales. Et la reconstruction de la gauche, à laquelle nous devons sérieusement nous atteler, se fera avec lui, quelle que soit son organisation de rattachement. Ses analyses –avec lesquelles il nous arrive de diverger- font partie de la richesse de la gauche. Il sera, il est déjà, avec ses amis, présent dans les clubs, collectifs, associations où se rencontrent pour échanger et débattre les militants d’une gauche sincère qui veulent à la fois redonner un sens au mot « socialisme » et trouver la voie d’une accession au pouvoir sur la base d’une politique progressiste et opposée aux intérêts financiers.

A tes côtés, camarade !

Le Comité de rédaction de RESO

Mon édito dans le numéro de novembre 2017 de RESO

Macron continue à appliquer sans complexe et, pour l’instant sans réelle mobilisation de l’opposition politique et syndicale,  son programme libéral. Il vient de s’adjoindre un député « socialiste » qui, en début de semaine, avait voté contre son budget. Une nouvelle preuve que ce qui caractérise les ministres de Macron, ce n’est pas la compétence, ni la croyance en des valeurs, mais l’opportunisme. Ces ministres, on pourrait presque dire cette secte en y ajoutant les députés LREM, n’ont que faire ni des salariés ni de la France mais ne sont là que pour servir leur gourou, à l’image de Castaner avouant son amour pour Macron. Castaner récompensé par sa nomination (difficile de parler d’élection alors qu’il était le seul candidat) au poste de secrétaire général de LREM et par son maintien au gouvernement comme secrétaire d’état aux relations avec le Parlement, histoire qu’il puisse continuer à recevoir une indemnité ! Mais que peut-on dire, si Najat Vallaud-Belkacem a réellement demandé à être payée pour se présenter à la tête du PS … Il est bien loin le temps des militants !

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Mon édito dans le numéro d’Octobre 2017 de RESO

Après les ordonnances réformant le code du travail, la baisse des APL, la réforme de l’ISF démontre, s’il en était besoin, que Macron est bien le Président des riches, plus encore que ses prédécesseurs, y compris Sarkozy. Certains de ses électeurs du premier tour commencent à s’en apercevoir et à s’en mordre les doigts. Mais il est bien tard. Même si certains députés LREM expriment quelques velléités d’indépendance, ils sont vite ramenés à la bergerie macronnienne. Les députés PCF, FI et quelques-uns des socialistes font ce qu’ils peuvent pour tenter d’infléchir cette politique mais ils ont des pouvoirs limités. La lutte contre les ordonnances continue, mais force est de constater que la mobilisation, qu’elle soit d’origine syndicale ou politique, n’est pas au rendez-vous. Les salariés, hantés par le chômage et au pouvoir d’achat limité, peinent d’autant plus à se mobiliser que les mobilisations précédentes, notamment contre la loi El Khomri, n’ont pas permis de résultats significatifs. Et puis, même si la mobilisation du 10 octobre pour la défense de la fonction publique était unitaire, une fois de plus les syndicats sont divisés et indécis sur la stratégie. Peut-être faudrait-il un nouveau Louis VIANNET, ancien secrétaire général de la CGT, qui vient de décéder et dont l’action n’est pas pour rien dans l’aboutissement du mouvement de 1995 contre la politique de Juppé.

Côté politique, ce n’est guère mieux. Mélenchon et la France Insoumise n’ont pas autant mobilisé qu’ils l’espéraient. Malgré la présence de responsables d’autres forces politiques, l’action du 23 septembre n’est pas apparue suffisamment rassembleuse pour inciter une partie importante des salariés à y participer.

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Une passionnante interview de Didier Motchane

Cette interview a été réalisée peu après les élections présidentielle et législatives qui ont vu l’arrivée de Macron et de ses députés-valets. Elle rappelle qu’il fut un temps où la gauche pensait, débattait, se posait des questions sur ce à quoi elle servait,sur au service de quoi et de qui elle était. Bien loin du pathos d’aujourd’hui.
Ayez le courage de l’écouter jusqu’au bout. Et bravo au journaliste ; bien peu sont-ils aujourd’hui à avoir le courage de travailler leur interview.

https://www.youtube.com/watch?v=pfOZ9vii38A

Exigeants sur la question laïque !

Une pétition que vous pouvez avoir envie de signer…

Ce ne serait pas scandaleux. Elle est toujours d’actualité, même si, à l’origine, elle s’adressait aux candidats à l’élection présidentielle. Et le site est intéressant.

http://www.laicite-sans-exceptions.fr/

 

Mon édito dans le bulletin de septembre de RESO

Une fois de plus, cette nouvelle rentrée s’annonce chaude et sociale. Macron a remplacé Hollande, Pénicaud a pris la place d’El Khomri, mais c’est le même feuilleton de la casse du droit du travail qu’on nous sert. Mieux que le 49-3, voici les ordonnances. Mais ce sont les mêmes reculs sociaux, la même volonté de donner au MEDEF les pleins pouvoirs dans les entreprises. Cette fois, les syndicats ont été associés pour la forme mais même les plus serviles d’entre eux conviennent en « off » qu’ils ont été manipulés et que la potion qu’on veut leur faire avaler est toujours inacceptable.

Une partie des dirigeants syndicaux continue de faire le dos rond, de vanter les quelques avancées qu’ils affirment avoir obtenues, les quelques reculs qu’ils disent avoir repoussés. Mais on sent bien qu’ils ne croient pas à ce qu’ils disent. Et ils doivent faire face à une forte contestation interne. La moitié des unions départementales de FO a appelé à la journée de manifestations du 12 septembre. De son côté, la puissante fédération de la métallurgie CFDT n’hésite pas à exprimer tout le mal qu’elle pense du contenu des ordonnances.

Certes, on est encore loin dans le privé d’une réaction unanime et unitaire, mais c’est déjà le cas dans le public. Pour la 1ère fois depuis longtemps, tous les syndicats appellent à la grève le 10 octobre. Lire la suite de ‘Mon édito dans le bulletin de septembre de RESO’

A propos de la polémique anti-vaccin…

Y a des fois j’l'aime bien Cymes…

https://positivr.fr/michel-cymes-anti-vaccins-coup-gueule-france-5/

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