Mon édito dans le bulletin de novembre 2016 de RESO

Durant des mois les sondeurs nous ont affirmé que le prochain candidat de la droite serait Alain Juppé et qu’il avait toutes les chances de devenir aussi le prochain président de la République. Sauf que – patatras -les primaires n’ont pas donné le résultat attendu. C’est donc Fillon, le troisième homme, celui que personne n’attendait, qui se satisfaisait d’être relégué au rang de « collaborateur » de Sarkozy, qui l’a donc emporté. La droite vient donc de se choisir un candidat thatchérien, prêt à supprimer une bonne partie de la fonction publique et à démanteler la sécurité sociale s’il devait être élu président de la République. C’est aussi le candidat de la droite socialement réactionnaire partisan de la « manif pour tous » et soutenu par les catholiques intégristes. On n’aura donc pas une double ration de frites mais une double ration de Le Pen.

La droite a choisi un candidat de droite. La gauche saura-t-elle se choisir un candidat de gauche. Rien n’est moins sûr. L’émergence de Fillon pourrait être une bonne nouvelle pour la gauche si elle parvenait à se rassembler autour d’un vrai candidat de gauche, mais y parviendra-t-elle ? Hollande pense toujours à se représenter, Valls aimerait bien prendre sa place et les candidats de la gauche socialiste ne sont pas à ce jour parvenus à s’entendre pour qu’il n’y en ait qu’un seul qui se présente aux primaires. Et pourtant, le temps presse. Jean-Luc Mélenchon continue son parcours solitaire soutenu maintenant officiellement par une partie des communistes qui ont choisi cette option lors de leur vote interne. Macron creuse lui aussi son sillon, espérant nous refaire le coup de Giscard, avec l’appui de quelques pseudos socialistes. Le PRG se lance à son tour sans passer par la case « primaires  tandis qu’il semble peu probable que le MRC franchisse la barre des 500 signatures…

De fait, la France semble se recouvrir de naphtaline quand d’autres pays ouvrent la voie à une nouvelle ère. On a beaucoup parlé du Brexit, mais le plus important n’est-il pas qu’Outre-Manche, une dirigeante conservatrice veuille augmenter le SMIC de 4% et prône une politique de croissance ? La Suède, elle, vient de mettre en place la journée de 6 heures. A noter qu’aux Etats-Unis, la nouveauté n’est pas seulement l’élection de Trump avec moins de voix que son adversaire Hillary Clinton (on se doute que le recomptage des voix dans 2 ou 3 états ne changera pas la donne finale), mais le score de Bernie Sanders aux primaires démocrates, installant ainsi, pour la 1ère fois depuis longtemps, une véritable gauche dans le paysage politique de ce pays.. C’est ce moment où on sent que l’histoire peut basculer dans un sens ou un autre qu’a choisi Fidel Castro pour quitter ce monde. Le dirigeant cubain a toujours été une personnalité controversée, mais l’hommage que ne manquera pas de lui rendre le peuple cubain est sans doute la meilleure réponse à ceux qui ne voyaient en lui qu’un dictateur. N’oublions pas, en effet, que, malgré l’embargo qui la frappe, Cuba est l’un des pays où on est le mieux soigné, où l’analphabétisme a quasiment disparu, où la pauvreté n’empêche pas les gens d’avoir un domicile. La meilleure preuve sans doute que le capitalisme n’est pas la seule ni la meilleure solution. Il est d’ailleurs amusant de constater que le temple du capitalisme – FMI et Banque mondiale – en vient à mettre en doute les recettes libérales prônées depuis 30 ans. L’austérité et le zéro déficit semblent ne plus être l’alpha et l’oméga de la politique à suivre. Même la Commission européenne vient, sans le dire ouvertement,  de renoncer à l’application stricte des 3% ! Cela n’a sans doute pas fait sourire Merkel et son ministre des finances mais la chancelière allemande, candidate à un quatrième mandat, n’a plus autant le vent en poupe qu’à ses débuts.

En France, côté social il faut noter la prochaine grève prévue le 8 décembre à La Poste pour dénoncer les conditions de travail et les réorganisations incessantes. Depuis des années La Poste ne cesse de mettre en œuvre des réformes qui déstabilisent l’ensemble de ses personnels, employés et cadres, sans qu’une stratégie claire ne soit visible. On supprime des bureaux de poste tant en zone rurale qu’en centre ville, au grand dam des usagers et notamment des personnes âgées, qui ne trouvent pas leur compte malgré les nouveaux services. La Poste vante la ville toute numérisée mais les moyens des collectivités territoriales ne leur permettent pas d’accéder à ces villes du futur. La direction pourrait s’appuyer sur la baisse continue du courrier pour mettre en place un plan social de grande ampleur dans les prochaines années, oubliant que le secteur publicitaire, les journaux et les colis apportent toujours plus de travail. De leur côté, même si çà ne fait plus la une de la presse, les policiers ne désarment pas tandis que les pompiers manifestent à leur tour leur colère, de même que les cheminots. Quant au monde hospitalier il n’en peut plus de vivre l’enfer. On peut regretter que ces luttes soient éparpillées et ne donnent pas lieu à un mouvement d’ensemble et il est à craindre que l’élection présidentielle soit encore une occasion ratée pour évoquer les problèmes sociaux même si les propositions de la droite seraient sans doute de nature à engendrer une grave crise sociale si elles étaient appliquées.

Journée d’action dans la fonction publique le 29 novembre

Je publie ci-dessous le communiqué de soutien de la Convergence des Services publics à la journée d’action dans la Fonction publique. Je suis d’autant plus d’accord avec ce communiqué que les « primaires » de la droite ont démontré combien l’emploi public sera dans la ligne de mire des candidats réactionnaires pour les futures présidentielles ; ce qui ne dédouane en rien le mandat finissant de François Hollande.

Communiqué de soutien à la journée de mobilisation du 29 novembre 2016

POUR LES CITOYENS,  L’EMPLOI PUBLIC ET LE STATUT DES FONCTIONNAIRES SONT UNE NECESSITE

 L’emploi public est une nécessité pour répondre aux besoins de la population et pour garantir un accès aux droits fondamentaux pour toutes et tous, dans le respect des principes d’égalité, de solidarité, de proximité et d’unité territoriale.

C’est ce que n’ont cessé de démontrer les participants aux Assises nationales du service public du XXIeme  siècle  des  18 et 19 novembre à Montreuil et  qui  sera développé dans le Manifeste qui va en découler.

L’appel citoyen qui a clos cette initiative incite à multiplier les actions pour faire des services publics « un enjeu sociétal majeur, les rendre plus démocratiques, plus articulés sur les besoins des populations et améliorer les conditions de travail de celles et ceux qui les font vivre au quotidien ».

La Convergence nationale soutient  donc  l’appel des organisations syndicales de la Fonction publique CGT, FAFP, FSU et SOLIDAIRES à une journée de mobilisation dans les trois versants de la Fonction Publique le mardi 29 novembre 2016. Il s’agit de revendiquer  notamment un renforcement du statut général des fonctionnaires, ce qui représente une garantie tant pour les usagers que pour les personnels, garantie d’égalité de traitement et de solidarité, ainsi que l’octroi  des moyens budgétaires nécessaires à l’accomplissement des missions publiques dans les trois versants de la Fonction publique. En l’état actuel, les projets de lois de finances et de financement de la sécurité sociale sont marqués par l’austérité budgétaire et les amputations de crédits, au détriment de la qualité de l’action publique.

Cette journée doit aussi être une journée d’alerte par rapport  aux  conséquences qu’auraient les vertigineuses suppressions de postes de la fonction publique que certains candidats à l’élection présidentielle envisagent ,  tout comme les risques de discriminations totalement contraires aux valeurs du service public (qu’il prétend effrontément défendre !), que sous-tend le projet « bleu marine ».

Les services publics, la fonction publique, doivent évoluer, mais dans un tout autre sens : celui de leur développement et de leur élargissement, avec l’affirmation explicite de leurs missions  pour répondre aux enjeux sociétaux et économiques d’aujourd’hui et de demain. Là est l’intérêt général !!!

 

Les Etats-Unis ont un nouveau président

Ainsi donc Donald Trump sera le prochain Président des Etats Unis.

Oui, D. Trump est  raciste, sexiste, homophobe, pour la peine de mort et pour renvoyer « chez eux » les migrants latino-américains. Oui, avec le futur Vice-Président Pence, c’est ce qu’il y a de plus rétrograde dans la religion qui accède au pouvoir ; il se murmure même que le « créationnisme », déjà enseigné dans certaines écoles aux Etats-Unis, a de beaux jours devant lui.

Il n’empêche que je suis sérieusement agacée par tous ces « biens pensants » de la gôche libérale qui découvrent avec horreur que Hillary Clinton n’a pas convaincu ! On ne peut pas regretter le choix des Etatsuniens sans regarder la réalité en face.

H. Clinton était la candidate de l’establishment, des médias et de la finance, bien loin des souffrances du peuple qui s’est tourné -aux Etats-Unis comme ailleurs…- vers le candidat qui lui apparaissait comme le plus anti-système. Car ce n’est pas la seule grande bourgeoisie financière qui a permis au candidat républicain de se hisser à la présidence de son pays, ce sont surtout les classes moyennes inquiètes et les classes populaires blanches de la Rust Belt, même si c’est un milliardaire qui a fait fortune sur leur dos, même si son projet ne fera que plonger les classes sociales pauvres dans plus de misère encore et insécurisera les classes moyennes.

Bernie Sanders avait su, en particulier dans la jeunesse, soulever un autre espoir pendant la campagne des « primaires » démocrates. Il ne parlait pas aux financiers :  il parlait clair, il parlait d’économie et de travail, il parlait de protection sociale et d’accès pour tous à l’éducation. Il proposait une véritable alternance politique. Malgré l’appel de B. Sanders, inquiet de la personnalité de D. Trump, à voter pour la candidate démocrate, beaucoup d’électeurs sont restés chez eux, précipitant ainsi la victoire d’une caricature à la présidence des Etats-Unis.

Espérons que ce n’est pas la répétition générale de mai 2017…

 

Mon édito dans le bulletin de RESO d’octobre 2016

Depuis plusieurs jours, les commentateurs nous « bassinent » avec les prétendus « bons chiffres » du chômage. A les entendre, ce serait les meilleurs chiffres depuis 20 ans. Outre que se réjouir de ces chiffres qui oublient la réalité du vécu de ces femmes et de ces hommes privés d’emploi a quelque chose d’indécent, on me permettra de relativiser cet enthousiasme un peu nauséabond.

D’abord, parce qu’on oublie de dire que, si le nombre de personnes sans aucune activité a diminué, celui de celles qui ont une activité réduite a fortement augmenté. Vases communicants ? Sans doute. Et puis, surtout, parce qu’il ne faut pas oublier les radiations, nombre de chômeurs étant las au bout d’un certain temps de chercher un emploi introuvable. Et aussi les formations sans réel débouché. Tout est bon pour atteindre l’objectif : diminuer les statistiques. Peu importe de savoir si, derrière, les chômeurs ont une réelle chance de retrouver un emploi.

Pourtant, l’une des priorités affichées du gouvernement était la lutte contre le chômage. On voit le résultat aujourd’hui : pas un Français ne croit en cette « réussite ».

Sans doute, le gouvernement a-t-il un peu cherché à améliorer l’adéquation entre demandes et offres d’emplois et, pour cela, à favoriser l’intégration en entreprise… Mais de quelle intégration parlons-nous ? Celle qui fait des diplômés de l’enseignement supérieur des « apprentis », en fait des contrats précaires et sous-payés ? Celle qui généralise les stages et les nouvelles formations… sans espoir d’emploi pérenne ? Lire la suite de ‘Mon édito dans le bulletin de RESO d’octobre 2016′

Mon édito dans le bulletin de Reso de septembre 2016

En cette rentrée de septembre, qui oserait dire que « l’automne sera chaud ». A droite comme à gauche, chacune et chacun semble avoir les yeux tournés vers une seule échéance : la prochaine élection présidentielle d’avril 2017. A droite c’est le concours pour être celui ou celle qui sera le plus « libéral », le plus anti-fonctionnaire, le plus « anti-immigrés »… Les chiffres pleuvent : moins 300 000 fonctionnaires ici, moins 500 000 là, tandis qu’un autre prône la fin du statut de la fonction publique, qu’un quatrième voudrait remplacer tous les directeurs d’administration centrale au profit de valets de la possible future nouvelle majorité et un cinquième aligner le régime des retraites du public sur celui du privé. C’est faire semblant d’oublier le pourquoi de la fonction publique et de son statut : faire en sorte que les personnels ne soient soumis à aucun intérêt privé et agissent à l’égard de tous les citoyens de la même manière. Il est vrai que cela peut paraître incongru pour ceux qui n’hésitent pas à dilapider les fonds d’une collectivité ou d’un service public à des fins privées ou à détourner des sommes parfois importantes pour satisfaire quelque lobby.

Il ne faudrait cependant pas croire que cette vision archaïque soit l’apanage de la droite. Des responsables qui s’étiquettent eux-mêmes à gauche, bien qu’ils soient de vrais libéraux, tiennent le même langage. Difficile dans ces conditions pour le peuple de s’y retrouver. Il a, non sans raison, l’impression que droite ou gauche c’est du pareil au même. Et ceux qui tentent désespérément de dire le contraire sont ignorés des médias à la solde de grands patrons ou passent à des heures de faible écoute.

Pourtant contrairement à ce qu’on nous serine à longueur de journée, il n’y a pas de fatalité ni une seule politique possible. On le voit bien : la politique économique menée ces dernières années au profit des  privilégiés ou des grandes entreprises est un échec patent. Ce n’est pas un hasard si la croissance de la zone euro est plus faible qu’ailleurs. Même le FMI le reconnaît ! Lire la suite de ‘Mon édito dans le bulletin de Reso de septembre 2016′

Manifestation contre la loi « Travail » le 15 septembre

Je relaie ci-dessous la déclaration commune CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL 

Un mauvais projet de loi devient une mauvaise loi !

La loi Travail n’est pas bonne pour les salarié-e-s et les jeunes. Elle ne le sera pas non plus pour l’économie du pays. Alors que le chômage et la précarité augmentent, en affaiblissant les conventions collectives au profit des accords d’entreprise, cette loi accroît la concurrence entre les entreprises poussant à l’alignement sur le « moins offrant » pour les salariés. Cette logique de dumping social va engendrer davantage de flexibilité et de précarité et remettre en cause nombre d’acquis sociaux.

Cette loi contrevient aux conventions 87, 98 et 158 de l’Organisation Internationale du Travail relatives à la négociation collective, aux libertés syndicales et aux licenciements.

Les organisations syndicales étudient tous les recours et moyens juridiques possibles pour s’opposer à la mise en œuvre de la loi Travail.

L’emploi, les salaires et les conditions de travail restent des préoccupations majeures pour les citoyen-ne-s.
Le chômage et la précarité sont des fléaux pour notre pays. Les créations d’emplois, dans le privé comme dans le public, sont pourtant nécessaires pour répondre aux besoins de toute la société. La stabilité et la qualité des emplois sont non seulement gage de progrès social et de qualité de vie pour les salarié-e-s et les jeunes, mais sont aussi un facteur essentiel de création d’emplois. La loi Travail tourne le dos à cet enjeu ! Tous les pays qui ont fait l’expérience d’une telle réforme du droit du travail (Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Allemagne) en mesurent aujourd’hui les conséquences néfastes.

Affaiblir le code du travail, c’est affaiblir les droits de tous les salarié-e-s ! Lire la suite de ‘Manifestation contre la loi « Travail » le 15 septembre’

Tafta, victoire ?

On peut s’interroger sur le fait que la victoire contre la TEFTA soit réelle… Ci-dessous l’article du collectif « Stop TAFTA » :

https://www.collectifstoptafta.org/l-actu/article/fin-du-tafta-la-france-ne-convainc-pas

 

 

El Khomri au secours du patronat, contre l’Inspection du Travail

Honte à ce gouvernement qui sera jusqu’au bout au service du patronat - Communiqué de RESO du 15 août 2016

C’est avec stupeur que Résistance Sociale a appris la décision de la ministre du travail de valider le licenciement du délégué CGT d’Air France à la suite des ennuis du DRH de la compagnie dont la chemise avait été arrachée lors d’une rencontre houleuse avec les salariés en janvier dernier.

Une fois de plus la ministre du Travail se comporte comme l’exécutrice zélée du patronat.

Résistance Sociale apporte son total soutien à ce délégué et à ses camarades et tient à souligner que c’est la première fois qu’un ministre du Travail, qui plus est se revendiquant de la gauche, ose aller à l’encontre de l’Inspection du travail.

http://resistancesociale.fr/IMG/pdf/Air_France-2.pdf

Adieu Georges !

Disparition de Georges Séguy - Communiqué de Résistance Sociale du 14 août 2016

Adieu Georges !

C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris l’annonce de ton décès, toi le militant infatigable toujours prompt à défendre la cause des salariés, toi l’ancien résistant dont la vie devrait être citée en exemple à notre jeunesse désorientée.

Merci pour ton combat et ton courage. Résistance Sociale s’associe à la peine de tes proches, de tes amis et de tes camarades. Adieu Georges ! Adieu l’ami !

http://resistancesociale.fr/IMG/pdf/Adieu_Georges.pdf

Victoire pour les « Molex » !

Molex : licenciements abusifs - Communiqué de Résistance Sociale du 13 août 2016

C’est avec joie que les animateurs de Résistance Sociale ont appris la récente décision de la justice de déclarer sans cause réelle et sérieuse le licenciement des salarié(e)s de Molex, victimes de ce qu’on appelle les licenciements boursiers, l’objectif n’étant pas de faire face à de réelles difficultés de l’entreprise mais d’augmenter les profits des dirigeants et des actionnaires.

On peut toutefois regretter la lenteur de la justice et se demander ce qu’il en serait advenu si la loi « Travail » avait été applicable. Rien vraisemblablement. La justice est impuissante quand les protections des salariés sont détruites par la loi.

http://resistancesociale.fr/IMG/pdf/Molex.pdf

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